Déclaration de Domenech après le 0-0 face à l'Allemagne

Après une semaine passée à faire un tour d’horizon des forces en présence et des systèmes, Raymond Domenech tire un bilan positif de cette fin d’année encourageante pour lui et ses hommes. Désormais, tous ne doivent plus avoir qu’une seule chose en tête : le Mondial.
Raymond Domenech, quel bilan tirez-vous de ce match nul face à l’Allemagne ?
Un bilan positif, mais sur les deux matchs. Cette semaine était placée sous le signe de se retrouver, trouver une assise, un équilibre, donner à tout le monde des possibilités de jouer voire des organisations différentes. De ce côté-là, je suis amplement satisfait. Cela s’est passé comme je l’espérais.
Et sur ce match en particulier quels sont vos motifs de satisfaction ?
J’ai eu l’impression d’une solidité tactique avec des joueurs qui étaient vraiment dans un registre et qui ont joué tous ensemble. Alors, il y a eu aussi des moments difficiles étant donné l’adversaire, mais nous avons été très solides au niveau du respect de l’organisation pour contrecarrer cette équipe d’Allemagne.
Vous avez fait des choix originaux dans votre onze de départ, avec notamment le positionnement de Willy Sagnol au milieu ?
Car Willy est quelqu’un qui a déjà joué à ce poste-là. Il a même joué comme cela au Bayern, c’est donc une option. Dans le projet des matchs de la Coupe du Monde, où sept matchs sont à disputer, il faut voir plein d’options et de possibilité. Il y a des matchs où il faudra être plus offensif, d’autres où il faudra avoir plus de monde en milieu de terrain dans un registre un peu plus défensif. Voilà : c’est une option supplémentaire que je me suis donnée pour les matchs du Mondial.
« J’ai essayé toutes les formules que je pouvais »
Avez-vous senti l’équipe de France fatiguée samedi soir ?
Non, il y a eu un petit moment en milieu de seconde mi-temps où nous avons un peu souffert, mais l’entrée de trois joueurs frais a permis de remettre un petit coup d’accélérateur pour bien finir. Nous étions peut-être un peu plus entamés qu’eux, mais cela ne s’est pas trop vu sur la fin du match.
Est-ce pour vous un luxe de disposer de ces quatre attaquants ?
Oui, c’est un luxe. J’ai essayé toutes les formules que je pouvais en deux matchs, c’était le projet. Cela s’est bien passé : il y a eu des choses intéressantes, des choses à encore améliorer aussi, mais cela donne des pistes et des ouvertures.
Nicolas Anelka avait une grosse carte à jouer sur ces deux matchs…
Je suis satisfait de tout le monde. Nicolas est là, il apporte ses qualités, mais comme les autres.
« Ils ont envie et ils vont le montrer »
Vous ne verrez plus ni Barthez ni Coupet en équipe de France d’ici le mois de mars. Comment allez-vous fonctionner ?
Il y a quarante joueurs qui seront dans le même cas, et cela sera pour tout le monde la même chose : tout ce qu’ils ont fait et vont faire va être pesé, observé, calculé… Maintenant, tout ceux qui ont le potentiel doivent jouer leur chance à fond et me poser le plus de problèmes possibles. J’attends cela avec impatience.
Attendez-vous également d’eux qu’ils vivent tous les joueurs avec la Coupe du Monde dans un coin de leur tête ?
Oui. J’ai essayé de marteler cela pendant une semaine. Nous devons nous projeter dans le Mondial pour y arriver. Nous n’allons pas en Allemagne trois semaines pour faire trois petits matchs ou se faire plaisir. Nous y allons avec cette idée bien arrêtée qu’il faut aller au bout. Et cela, cela se travaille et cela se prépare mentalement.
Quel bilan tirez-vous de cette année qui est terminée pour les Bleus ?
Il y a la qualification au Mondial sur l’année, c’était l’objectif. Après, il y a des matchs amicaux qui ont amené une vie intéressante dans le groupe. Détaché complètement du résultat, nous avons quand même trouvé une équipe solide qui a envie et qui se projette sur la Coupe du Monde. Mon bilan est là : ils ont envie et ils vont le montrer.