Evra de retour

Publié le par Miss Lili

Excellent contre la Slovaquie, Patrice Evra devrait être titularisé contre l’Italie. A Manchester, le meilleur latéral gauche de Premier League a mûri et veut continuer d’en faire profiter les Bleus. 

Plus titularisé chez les Bleus depuis le match amical en Slovaquie, Patrice Evra a de fortes chances de l’être de nouveau samedi en Italie. Avec le repositionnement attendu d’Abidal dans l’axe aux côtés de Thuram et en l’absence très probable de Gallas, on ne voit pas en effet comment l’ancien Monégasque pourrait échapper à l’équipe de départ que Raymond Domenech alignera à Giuseppe-Meazza. D’autant que la dernière sortie d’Evra sous le maillot français avait atteint l’excellence, selon les dires du joueur lui-même. Sélectionné à sept reprises, le défenseur de Manchester United fait de ce match à Trnava « l’un des meilleurs » de sa jeune carrière internationale. 

« Auparavant, mes sélections étaient un peu faciles car tout me réussissait. Maintenant que j’ai eu ces six mois difficiles à Manchester et que j’ai dû travailler sur moi-même, j’accueille mes sélections comme une grosse récompense, pas comme une logique. "

Les six premiers mois chaotiques vécus par Evra à Manchester auront donc rendu un énorme service à celui que Nice avait eu la bonne idée de repérer à Monza (Serie B). « Même si je n’ai jamais douté de moi, cette concurrence à Manchester avec Heinze et Silvestre m’a fait beaucoup de bien. J’ai vraiment mûri et j’ai surtout durci mon jeu. Auparavant, je préférais faire dix montées plutôt qu’un tacle. Aujourd’hui, je prends plus de plaisir à tacler, j’aime les combats. J’ai mûri défensivement. En France, on me reprochait de ne pas mettre la même explosivité dans mes gestes défensifs qu’offensifs. J’ai travaillé sur ça et j’ai réussi à trouver un bon équilibre », explique le nouvel Evra, qui précise toutefois qu’il n’a « jamais douté » et a toujours « gardé confiance » en lui. Mais si celui que l’on présente généralement comme la doublure d’Abidal chez les Bleus a changé, il conserve en revanche ce perfectionnisme qui lui colle à la peau. « C’est facile d’arriver à 90 mais c’est plus difficile de passer de 90 à 100. Le plus dur est de rester au sommet. » Il sera difficile de l’en déloger pour le moment.

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Publié dans News => France

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