Doemench: Le plus important c'est l'Ecosse

Publié le par Miss Lili

Suspendu à Milan samedi soir, Raymond Domenech a vécu une soirée un peu particulière. Mais la page est déjà tournée à l’heure d’affronter l’Ecosse. Un match qui fera la différence dixit le sélectionneur. 

Raymond Domenech, quelle analyse faites-vous au lendemain de cet Italie-France ?
C’est toujours la même, à savoir qu’il ne s’agissait pas d’une rencontre décisive. Et si on ne bat pas l’Ecosse mercredi, ce point pris à Milan restera finalement une simple péripétie. Le match face aux Ecossais est beaucoup plus important et les conséquences d’une défaite seront plus graves que si on avait perdu en Italie. Aujourd’hui, on doit rétablir l’équilibre avec cette équipe écossaise qui nous a battus lors du match aller.

Comment avez-vous vécu votre suspension à Giuseppe-Meazza ?
Franchement, on voit mieux quand on est en hauteur. Alors je remercie tous ceux qui ont œuvré pour que je sois en tribune. Le plus gênant dans cette situation, c’est le manque de communication.

Si vous aviez pu communiquer avec vos joueurs, qu’auriez vous dit à la pause ?
J’aurais confirmé ce qu’on avait dit avant. Visiblement, les Italiens voulaient ce 0-0 et cela nous arrangeait aussi. Il n’y avait donc rien à changer à la mi-temps.
 

Même pas une envie d’être un peu plus offensif ?
Non, il ne faut pas changer d’idée comme ça.

Avez-vous été surpris par la tactique italienne ?
Ça, c’est leur problème. J’ai le sentiment qu’ils ont joué le match nul. Mais je n’ai pas à juger cela.
 

Et souhaitez-vous juger les sifflets pendant la Marseillaise ?
Je préfère garder le souvenir du match au Stade de France avec deux hymnes qui avaient été chantés et applaudis.
 

Qu’avez-vous pensé du coaching de Pierre Mankowski qui n’a procédé qu’à un seul changement ?
Il a été très bien. Vous savez, je n’aime pas trop les changements dans les gros matchs. Je préfère voir sur le terrain un joueur fatigué mais dans le rythme de la rencontre plutôt qu’un joueur frais qui n’arrive pas à entrer dans son match.

La titularisation de Lassana Diarra à droite de la défense a été une surprise…
Lassana a déjà joué au milieu contre la Lituanie et il a débuté à droite hier. Il s’adapte bien et il a réalisé un bon match, comme l’ensemble des joueurs. Bien sûr, j’aurai préféré une victoire mais cela reste à bon point. A condition, je le répète, de battre l’Ecosse mercredi soir.
  

Avez-vous été satisfait de la prestation de Thierry Henry ?
Thierry a fait le lien entre le milieu de terrain et la pointe de l’attaque. Il peut bien sûr mieux faire et marquer cinq buts par match. Mais ce qu’il a fait était nécessaire pour l’équipe.
 

Il sera suspendu face à l’Ecosse…
Oui et c’est dommage. C’est lui qui reçoit des coups mais qui prend aussi les cartons. Je veux quand même souligner le travail défensif exceptionnel qu’il a réalisé avec Nicolas Anelka. Maintenant, on a un groupe de trente joueurs et chacun doit se responsabiliser quand quelqu’un est suspendu.
 

Quels souvenirs garderez-vous de ce match à Milan ?
Ce que j’ai appris, c’est que je suis content de pouvoir m’asseoir sur le banc. La haut, on ne voit pas le match de la même manière. On ne voit pas tout le côté humain, seulement l’aspect géométrie. Et je vous plains, les journalistes, de ne pas vivre un match sur le banc. Depuis les tribunes, j’ai eu le sentiment que tout était facile. Mais en bas, ils m’ont dit qu’il a fallu s’arracher…
 

Comment abordez-vous ce match face à l’Ecosse ?
C’est ce match qui fera certainement la différence. Car hier soir, rien n’a changé, même si on a désormais un petit avantage par rapport à l’Italie (ndlr : la différence particulière sera favorable aux Bleus en cas d’égalité).

Rien n’a changé mais vous êtes en tête…
Nous sommes en tête mais c’est l’Ecosse qui est la mieux placée dans le groupe. Car ils ont déjà joué en Ukraine et en Italie. Maintenant, le but est de se qualifier. Rien d’autre. Et le plus tôt sera le mieux.

Quelle équipe sera alignée mercredi ?
Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas adepte du turn-over. Une équipe, c’est avant tout des automatismes et de la stabilité.

L’équipe de France va retrouver le Parc des Princes…
C'est génial de revenir au Parc des Princes et ça l'aurait été encore plus s'il n'y avait pas eu un match de rugby trois jours avant. Ils vont nous laminer la pelouse. D'autant que j'ai appris que ce sont les deux packs les plus lourds du Mondial (ndlr : l'Afrique du Sud et les Samoa). Ce n'est pas normal. On a besoin d'un terrain plat alors que les rugbymen n'ont pas la même exigence. Tout cela est un peu gênant et ça m'énerve. Il va falloir s'adapter et peut être jouer en l'air. Avec les Ecossais en face, merci pour eux.

Gardez-vous des souvenirs du Parc ?
Rien de spécial. Le seul souvenir qu'il me reste est celui d'octobre 1993 face à la Bulgarie. C'est bien quelque part de revenir. En 1993, on nous voyait nous qualifier et on sait ce qui c'est passé.

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Publié dans News => France

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