Déclaration de Domenech après l'annonce du tirage au sort
"En phase finale d'une Coupe du Monde, il n'y a pas d'équipe prenable. Il n'y a que des équipes bien préparées. Un Mondial n'est jamais facile. Toutes les nations seront prêtes. Les confrontations du premier tour diront qui sont les plus forts.
Les Suisses, on les connaît mais nous ne les avons jamais battus lors des qualifications (0-0 puis 1-1). J'aurais préféré une autre équipe. Ils nous connaissent aussi bien que nous les connaissons. J'ai le sentiment d'être encore dans les éliminatoires, mais c'est bien la phase finale du Mondial.
La Corée du Sud et le Togo, je ne les connais pas assez pour en parler aujourd'hui. Je rappelle à tout le monde et c'est le moment, qu'en 2002, tout le monde était content du groupe de la France (Sénégal, Uruguay, Danemark). Nous étions satisfaits et nous n'avions, par la suite, pas remporté un seul match.
Je ne sais pas si le fait de débuter plus tard la compétition (ouverture le vendredi 9 juin) est un avantage. On le saura après. C'est toujours bien si nous avons des joueurs qui participent à la finale de l'UEFA Champions League et à celle de la Coupe de France. Cela permettrait d'avoir trois ou quatre jours de plus de récupération et de préparation.
Le Togo ? Je connais surtout Emmanuel Adebayor et le sélectionneur Stephen Keshi. Il est réputé pour son autorité et sa rigueur. J'irai les voir jouer lors de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en janvier. Rappellez-vous du Sénégal en 2002...
Sinon, la Corée du Sud est plutôt un mauvais souvenir pour l'Equipe de France. On ne les a pas encore vus, on en parlera un peu plus tard.
Sinon, pour le camp de base, il n'y a encore rien de fait, ce n'est pas signé. Mais de toute façon, ce n'est pas un souci, on n'est qu'à une heure d'avion pour aller partout.
Jouons d'abord, c'est le plus important. Je reprends mon discours des qualifications : aucune rencontre n'est gagnée d'avance. Pour se qualifier, les Bleus devront remporter leurs trois premiers matches.
J'ai vécu cette cérémonie à Leipzig un peu crispé. C'est logique, on attendait quelque chose, le lancement de la Coupe du Monde, le nom de nos trois premiers adversaires. Maintenant, nous y sommes, c'est parti. Nous savons comment on peut travailler, comment on peut avancer. Nous sommes lancés, nous sommes dans l'action".
