Trezeguet: "Je me sens comme un nouveau Trézéguet"
Dans un après-midi brumeux, il court, il s'amuse, se prépare pour l'énième défi, court et ne sent même pas la fatigue. David Trézéguet, jeune homme de 30 ans qui ne les sent même pas. Il avait tapé du point lors de son dernier match en série B en affirmant "Maintenant ça suffit, je m'en vais." Mais son amour pour le club bianconero a pris le dessus. "Je me sens comme un nouveau Trézéguet." Les buts, c'est sa vie mais autour, il y a la passion, le respect, la confiance. 10 buts en 12 journées, cela veut dire que la métamorphose est réussite: Trezegol marque toujours.
Voici donc l'interview de David dans le journal Tuttosport.
Qu'est ce qui a changé à Turin depuis cet été 2000?
"Beaucoup de choses. Même la société a changé. Lorsque je suis arrivé, il y avait d'autres dirigeants, le club était important, habitué à gagner, seulement gagner. En 2006, il y a eu une révolution historique, pour des raisons bien connues. Et je suis très content de faire partie intégrante de ce projet, je sens que je participe plus dedans et hors du terrain. Je crois que ceci est une étape cruciale dans ma carrière: je suis plus disponible pour les copains et le quotidien. Quand tu es bien avec toi-même ainsi qu'avec les autres, le jeu devient plus simple. Parfois, la mentalité est décisive."
Ce dîner avec Alessio Secco a également été décisif?
"Et bien, il a reconnu que la société m'avait peut être mal présenté le plan. Ca me plaît d'être impliqué. Je suis impliqué avec la Juve comme je ne l'ai jamais été et je suis fier de l'être, d'avoir été en série B et d'avoir voulu renaître."
Un an après, qu'ont fait Cobolli et Blanc?
"Ils se sont habitués à la réalité. Avant tout, c'était important de revenir en série A, et cela s'est produit. Puis, il y a eu de bons achats. En somme, ils ont montré qu'ils étaient à la hauteur."
Claudio Ranieri n'aligne jamais la même formation: c'est bien ou mal?
"Il nous tient ainsi et la motivation monte. Chaque dimanche tu dois montrer que tu mérites ta place. Personne n'est exclu."
Ceci est ta 8ème saison avec la Vieille Dame mais un esprit différent t'anime.
"On retrouve un championnat avec les grandes équipes. Naples ainsi que Genoa, Milan, Inter, Roma et la Juve. En somme, chaque jour il y a un beau match au programme."
Monsieur Kaka s'est permis de prévenir que si la violence continue ainsi, les champions quitteront le calcio.
"Ceci est un aspect qui doit s'améliorer, il n'y a aucun doute. La violence est un problème mais elle ne conditionne pas les champions."
A propos, la France et l'Italie ne cessent de faire naître de nouveaux talents. Que penses-tu de Sebastian Giovinco?
"Il fait partie de ces joueurs qui vous donnent satisfaction quand vous allez au stade. Il est né pour inventer le jeu. Il est plus un joueur qui crée les passes décisives qu'un attaquant. Il est un futur grand joueur bianconero. Leo Messi est l'exemple qu'il doit suivre: malgré le fait qu'il soit petit, il est devenu important. Et la Juve ne doit pas le perdre. Karim Benzema me rappelle moi, à son âge j'étais pareil. Il n'a pas encore 20 ans et est déjà titulaire à Lyon. Il est plus une seconde pointe et est très fort. Il sait que pour lui, c'est le moment de s'en aller: le haut niveau est ailleurs, en Italie... Lui comme son jumeau Ben Arfa ou encore Nasri de l'OM, ils sont prêts pour le grand saut. Ils ont eu le temps d'évoluer sans pression, en L1, en montrant leurs qualités. La formation française a été parfaite comme toujours."
A propos, toujours convaincu que ce maillot bleu ne te convient pas?
"J'ai compris que pour l'instant, la France n'a pas besoin de ma contribution. Je ne manque pas à la Nationale et la Nationale ne me manque pas. Nous avons pris des chemins différents, mais il n'y a pas eu de drames. Si ce personnage-là (NDLR : Raymond Domenech) estime que je vais bien, O.K., sinon qu'il fasse donc d'autres choix. Par exemple Ecosse - Italie, je ne l'ai pas vu, mais j'ai été content pour la France ainsi que pour l'Italie."
Voici donc l'interview de David dans le journal Tuttosport.
Qu'est ce qui a changé à Turin depuis cet été 2000?
"Beaucoup de choses. Même la société a changé. Lorsque je suis arrivé, il y avait d'autres dirigeants, le club était important, habitué à gagner, seulement gagner. En 2006, il y a eu une révolution historique, pour des raisons bien connues. Et je suis très content de faire partie intégrante de ce projet, je sens que je participe plus dedans et hors du terrain. Je crois que ceci est une étape cruciale dans ma carrière: je suis plus disponible pour les copains et le quotidien. Quand tu es bien avec toi-même ainsi qu'avec les autres, le jeu devient plus simple. Parfois, la mentalité est décisive."
Ce dîner avec Alessio Secco a également été décisif?
"Et bien, il a reconnu que la société m'avait peut être mal présenté le plan. Ca me plaît d'être impliqué. Je suis impliqué avec la Juve comme je ne l'ai jamais été et je suis fier de l'être, d'avoir été en série B et d'avoir voulu renaître."
Un an après, qu'ont fait Cobolli et Blanc?
"Ils se sont habitués à la réalité. Avant tout, c'était important de revenir en série A, et cela s'est produit. Puis, il y a eu de bons achats. En somme, ils ont montré qu'ils étaient à la hauteur."
Claudio Ranieri n'aligne jamais la même formation: c'est bien ou mal?
"Il nous tient ainsi et la motivation monte. Chaque dimanche tu dois montrer que tu mérites ta place. Personne n'est exclu."
Ceci est ta 8ème saison avec la Vieille Dame mais un esprit différent t'anime.
"On retrouve un championnat avec les grandes équipes. Naples ainsi que Genoa, Milan, Inter, Roma et la Juve. En somme, chaque jour il y a un beau match au programme."
Monsieur Kaka s'est permis de prévenir que si la violence continue ainsi, les champions quitteront le calcio.
"Ceci est un aspect qui doit s'améliorer, il n'y a aucun doute. La violence est un problème mais elle ne conditionne pas les champions."
A propos, la France et l'Italie ne cessent de faire naître de nouveaux talents. Que penses-tu de Sebastian Giovinco?
"Il fait partie de ces joueurs qui vous donnent satisfaction quand vous allez au stade. Il est né pour inventer le jeu. Il est plus un joueur qui crée les passes décisives qu'un attaquant. Il est un futur grand joueur bianconero. Leo Messi est l'exemple qu'il doit suivre: malgré le fait qu'il soit petit, il est devenu important. Et la Juve ne doit pas le perdre. Karim Benzema me rappelle moi, à son âge j'étais pareil. Il n'a pas encore 20 ans et est déjà titulaire à Lyon. Il est plus une seconde pointe et est très fort. Il sait que pour lui, c'est le moment de s'en aller: le haut niveau est ailleurs, en Italie... Lui comme son jumeau Ben Arfa ou encore Nasri de l'OM, ils sont prêts pour le grand saut. Ils ont eu le temps d'évoluer sans pression, en L1, en montrant leurs qualités. La formation française a été parfaite comme toujours."
A propos, toujours convaincu que ce maillot bleu ne te convient pas?
"J'ai compris que pour l'instant, la France n'a pas besoin de ma contribution. Je ne manque pas à la Nationale et la Nationale ne me manque pas. Nous avons pris des chemins différents, mais il n'y a pas eu de drames. Si ce personnage-là (NDLR : Raymond Domenech) estime que je vais bien, O.K., sinon qu'il fasse donc d'autres choix. Par exemple Ecosse - Italie, je ne l'ai pas vu, mais j'ai été content pour la France ainsi que pour l'Italie."
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