Domenech: "Rassembler le maximum de joueurs"
Alors que les Bleus débuteront leur stage de préparation à l'Euro 2008 fin mai, Raymond Domenech n'a pas revu son groupe depuis le déplacement à Kiev fin novembre. Au menu entre temps, deux matches de préparation en Espagne puis face à l'Angleterre. Dans sa chronique hebdomadaire, le sélectionneur nous en dit davantage sur cette organisation et les matches des A'.
"Nous aurons 6 jours de préparation, deux fois trois jours, le premier contre l'Espagne et le deuxième contre l'Angleterre au mois de mars. Deux fois trois jours, c'est peu. C'est peu pour préparer une équipe de France, peu pour préparer un championnat d'Europe, mais il faudra faire avec. L'idée de base est de rassembler le plus possible de monde, déjà pour passer un message. Le message c'est que, l'Euro, on n'y va pas pour progresser mais pour gagner, pour être présent et efficace. C'est le message que l'on doit passer sur deux fois trois jours. Il faut déplacer un maximum de joueurs car aujourd'hui, on peut supposer que certains joueurs seront présents à l'Euro mais dans deux-trois mois, on ne sait pas qui on aura. Donc j'ai besoin de ça pour voir le maximum de joueurs. C'est pour ça qu'on aura nos deux matchs avec les A' en février et en mars."
Quel message avec ce groupe élargi?
"C'est un message sur l'objectif, l'organisation, sur la vie de tous les jours, sur le fonctionnement, leur motivation, leur envie, pour ancrer cette idée qu'on va à l'Euro pour gagner et pas pour faire autre chose. C'est court car en plus il y a un match. On prépare l'Euro mais en même temps il y a un match. On ne va pas en Espagne pour s'amuser. C'est l'Euro en point de mire mais c'est d'abord l'Espagne. J'ai voulu des matchs importants à cette période car il faut être confronté à une vraie opposition. Il faut qu'on sente notre niveau, qu'on ait des difficultés pour ne pas tomber dans cette espèce d'euphorie dans laquelle je lutte en permanence. On n'est pas champion d'Europe avant d'avoir commencé. C'est en se battant dans ces matchs là qu'on va savoir que ce n'est pas facile et qu'il va falloir aller à l'Euro armé, solide, costaud et bien préparé, sinon on n'a strictement aucune chance."
L'équipe A'
"Il y aura le match le mardi des A' qui va arriver, qui est important. Il est important dans le mental. Je sais que ce n'est pas facile et on l'a vu dans le match qu'on avait fait au mois d'août contre la Slovaquie. C'est un match compliqué car il n'y a pas de spectateurs. Ce n'est pas une équipe forcément côtée qu'on rencontre mais c'est un match où mentalement on a besoin d'être costaud. C'est là que je note, que j'enregistre, que je vois ce qu'il se passe. Y a ceux qui ont envie et qui se battent et qui ne vont pas lâcher. Il est presque aussi important voir plus important que le match du lendemain. C'est un complément pour voir à quel niveau on se situe et pour voir la difficulté. Ce match des A' est capital pour moi dans ses 3 jours car ils forment tous un groupe. Ce qui sont en A' doivent s'intégrer aux autres. On ne sait pas pour le moment qui va être en A et en A' donc ça reste un match important."
"Nous aurons 6 jours de préparation, deux fois trois jours, le premier contre l'Espagne et le deuxième contre l'Angleterre au mois de mars. Deux fois trois jours, c'est peu. C'est peu pour préparer une équipe de France, peu pour préparer un championnat d'Europe, mais il faudra faire avec. L'idée de base est de rassembler le plus possible de monde, déjà pour passer un message. Le message c'est que, l'Euro, on n'y va pas pour progresser mais pour gagner, pour être présent et efficace. C'est le message que l'on doit passer sur deux fois trois jours. Il faut déplacer un maximum de joueurs car aujourd'hui, on peut supposer que certains joueurs seront présents à l'Euro mais dans deux-trois mois, on ne sait pas qui on aura. Donc j'ai besoin de ça pour voir le maximum de joueurs. C'est pour ça qu'on aura nos deux matchs avec les A' en février et en mars."
Quel message avec ce groupe élargi?
"C'est un message sur l'objectif, l'organisation, sur la vie de tous les jours, sur le fonctionnement, leur motivation, leur envie, pour ancrer cette idée qu'on va à l'Euro pour gagner et pas pour faire autre chose. C'est court car en plus il y a un match. On prépare l'Euro mais en même temps il y a un match. On ne va pas en Espagne pour s'amuser. C'est l'Euro en point de mire mais c'est d'abord l'Espagne. J'ai voulu des matchs importants à cette période car il faut être confronté à une vraie opposition. Il faut qu'on sente notre niveau, qu'on ait des difficultés pour ne pas tomber dans cette espèce d'euphorie dans laquelle je lutte en permanence. On n'est pas champion d'Europe avant d'avoir commencé. C'est en se battant dans ces matchs là qu'on va savoir que ce n'est pas facile et qu'il va falloir aller à l'Euro armé, solide, costaud et bien préparé, sinon on n'a strictement aucune chance."
L'équipe A'
"Il y aura le match le mardi des A' qui va arriver, qui est important. Il est important dans le mental. Je sais que ce n'est pas facile et on l'a vu dans le match qu'on avait fait au mois d'août contre la Slovaquie. C'est un match compliqué car il n'y a pas de spectateurs. Ce n'est pas une équipe forcément côtée qu'on rencontre mais c'est un match où mentalement on a besoin d'être costaud. C'est là que je note, que j'enregistre, que je vois ce qu'il se passe. Y a ceux qui ont envie et qui se battent et qui ne vont pas lâcher. Il est presque aussi important voir plus important que le match du lendemain. C'est un complément pour voir à quel niveau on se situe et pour voir la difficulté. Ce match des A' est capital pour moi dans ses 3 jours car ils forment tous un groupe. Ce qui sont en A' doivent s'intégrer aux autres. On ne sait pas pour le moment qui va être en A et en A' donc ça reste un match important."
Publicité