France 1-0 Colombie
Raymond Domenech a aligné l'équipe suivante contre la Colombie, hier soir en match de préparation à l'Euro au Stade de France : Coupet - Sagnol, Thuram (cap.), Gallas, Abidal - Makelele, Toulalan, Ribéry, Malouda - Henry, Benzema. Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre lundi en conférence de presse, c'est une équipe proche de l'équipe-type des Bleus, qui devrait être amenée à débuter contre la Roumanie le 9 juin à Zurich. Victorieuse pour son dernier test de préparation avant l'Euro (1-0), l'équipe de France peut encore regretter un manque de réalisme assez caricatural. Et contre la Roumanie, il faudra encore resserrer les boulons derrière.
Par une phrase lâchée à la mi-temps sur TF1 - «Moi, ce qui m'intéresse, c'est pas les combinaisons, c'est les filets qui tremblent» - il a aussi montré ce qu'il n'attendait pas de ses joueurs. Le gardien Agustino Julio et ses airs de Bernard Lama aurait été le joueur colombien le plus en vue s'il n'y avait pas eu les excès de zèle de Julio Amaya sur les jambes de Franck Ribéry. Julio a réalisé cinq gros arrêts. Mais il a vu encore plus de ballons draguer son but par manque de précision. C'est ce qui turlupinera le sélectionneur mercredi dans l'avion. Après un 0-0 contre le Paraguay qui fut un échec au regard du nombre d'occasions, les Bleus ont battu la Colombie simplement sur un penalty de Ribéry (23e). Il fut accordé généreusement à Henry.
Les trous béants qui ont parfois fissuré l'équipe de France au milieu indiquent que les Bleus sont tiraillés entre l'idée du bloc étanche qui avait fait leur fortune en Allemagne et les formidables possibilités offensives de ses attaquants, qui aimeraient tirer l'équipe bien plus haut. Ribéry a évolué en meneur axial, Makelele en libéro du milieu, et Toulalan en milieu droit. Mais les quelques enchaînements brillants entrevus, notamment en début de match, ont souffert d'un déchet trop régulier, dans le dernier, ou l'avant-dernier geste, pour totalement le négliger. Benzema et Ribéry, dans leur registre, ont encore régalé. Mais il manque au Lyonnais de renouer avec ses talents de finisseur pour écarter définitivement Anelka. Il faudra à Ribéry beaucoup plus de précision dans ses passes et dans ses choix pour être un détonateur décisif.
Sur le plan défensif, l'équipe de France reste sur quatre matches consécutifs sans encaisser de but. C'est un chiffre qui rassure mais qui ment un peu. Parce que Gallas a un peu flotté dans certains jugements balle au pied. Parce que la relance a parfois semblé compliquée. Amoureux de l'incertitude, Raymond Domenech appréciera de voir son équipe partir en Suisse avec autant de tranquillité d'esprit que de sujets à bachoter. Le petit goût amer laissé par la soirée, c'est aussi les huées étranges qui ont accompagné la sortie de Thierry Henry à la 75e minute le soir de sa centième. Il a cherché à marquer et n'a récolté qu'un carton jaune.
Par une phrase lâchée à la mi-temps sur TF1 - «Moi, ce qui m'intéresse, c'est pas les combinaisons, c'est les filets qui tremblent» - il a aussi montré ce qu'il n'attendait pas de ses joueurs. Le gardien Agustino Julio et ses airs de Bernard Lama aurait été le joueur colombien le plus en vue s'il n'y avait pas eu les excès de zèle de Julio Amaya sur les jambes de Franck Ribéry. Julio a réalisé cinq gros arrêts. Mais il a vu encore plus de ballons draguer son but par manque de précision. C'est ce qui turlupinera le sélectionneur mercredi dans l'avion. Après un 0-0 contre le Paraguay qui fut un échec au regard du nombre d'occasions, les Bleus ont battu la Colombie simplement sur un penalty de Ribéry (23e). Il fut accordé généreusement à Henry.
Les trous béants qui ont parfois fissuré l'équipe de France au milieu indiquent que les Bleus sont tiraillés entre l'idée du bloc étanche qui avait fait leur fortune en Allemagne et les formidables possibilités offensives de ses attaquants, qui aimeraient tirer l'équipe bien plus haut. Ribéry a évolué en meneur axial, Makelele en libéro du milieu, et Toulalan en milieu droit. Mais les quelques enchaînements brillants entrevus, notamment en début de match, ont souffert d'un déchet trop régulier, dans le dernier, ou l'avant-dernier geste, pour totalement le négliger. Benzema et Ribéry, dans leur registre, ont encore régalé. Mais il manque au Lyonnais de renouer avec ses talents de finisseur pour écarter définitivement Anelka. Il faudra à Ribéry beaucoup plus de précision dans ses passes et dans ses choix pour être un détonateur décisif.
Sur le plan défensif, l'équipe de France reste sur quatre matches consécutifs sans encaisser de but. C'est un chiffre qui rassure mais qui ment un peu. Parce que Gallas a un peu flotté dans certains jugements balle au pied. Parce que la relance a parfois semblé compliquée. Amoureux de l'incertitude, Raymond Domenech appréciera de voir son équipe partir en Suisse avec autant de tranquillité d'esprit que de sujets à bachoter. Le petit goût amer laissé par la soirée, c'est aussi les huées étranges qui ont accompagné la sortie de Thierry Henry à la 75e minute le soir de sa centième. Il a cherché à marquer et n'a récolté qu'un carton jaune.
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