ITW de Trézéguet sur Sky
Voici l'interview entière de David Trézéguet lors de son passage sur Sky.
Le titre "Le seigneur des buts au service du football", te plait-il?
"Je l'ai toujours affirmé, je suis un joueur qui a besoin de l'équipe. Quand l'équipe marche, pour moi, tout devient plus simple. Durant ces 8 années, j'ai eu la possibilité de jouer avec des joueurs d'un niveau extraordinaire. L'aide de mes camarades est très importante pour moi, cela me permet de marquer beaucoup."
Que signifie pour toi le but?
"J'ai un très beau rapport avec le but. Etant petit, c'était mon rêve de voir mes idoles marquer. Je me suis dis que si je devais jouer au football, je serais attaquant, parce que c'était la place qui me plaisait le plus."
Qui étaient tes idoles?
"J'ai grandi avec l'image de Maradona. Mon premier souvenir a été le Mondial 86 au Mexique, mais je dois dire qu'à mon poste, c'était Batistuta qui me plaisait le plus. C'était un attaquant très fort, il avait l'image du beau joueur à regarder. La chose la plus belle qui m'est arrivée, dans le cadre du foot, a été de le retrouver, lui à la Roma et moi à la Juve. Pendant des années, je suis resté à le regarder devant la tv, puis je me suis retrouvé à jouer contre lui et nous avons gagné le Scudetto. Ca a été un très beau souvenir."
Raconte nous l'instant entre le tir et le moment où la balle entre dans le but.
"Moi, je suis un joueur de surface, je ne suis pas celui qui apporte la balle. Pendant l'entraînement, ça me plaît de travailler devant les cages. Aujourd'hui j'ai 30 ans, mais j'ai les mêmes motivations qu'il y a 8 ans. Je fais partie des attaquants qui sont focalisés sur le but, nous essayons de mettre en difficulté les défenseurs. C'est difficile à expliquer mais on dit que les attaquants ont ce truc en eux. Personnellement, j'ai énormément travaillé dans ce sens, j'essaye de profiter des fautes de l'adversaire. Avec le temps, ça a payé."
Tu es arrivé en France à 18 ans et tu as fais un essai au PSG. Comment cela s'est-il passé?
"Au niveau du football, très bien parce que j'ai rencontré un grand entraîneur, Luis Fernandez qui voulait que je reste avec eux. Mais cette équipe avait une mentalité un peu différente vis à vis des jeunes de 15-17 ans. L'unique chose que je voulais, était de faire venir avec moi mes parents et ma soeur car ils faisaient partie de ma vie. Cette équipe ne l'a pas compris car elle n'était pas habituée aux joueurs qui viennent avec leurs familles. C'est pour cela que je n'ai pas signé au PSG."
Par contre, à Monaco, il y avait Wenger..
"Non, je dois clarifier cette histoire parce que beaucoup de personnes pensent que c'est Wenger qui m'a découvert à Monaco. Quand je suis arrivé à Monaco, Wenger n'y était plus. Avoir Tigana comme entraîneur a été un honneur pour moi. Je me suis tout de suite adapté à son système de jeu et à sa mentalité. A Monaco, j'avais 17-18 ans. Je m'entraînais avec l'équipe première. Le samedi, j'allais sur le banc avec l'équipe première et le dimanche, je revenais jouer avec la Primavera."
En 98, tu as été convoqué pour le Mondial.
"Avant, j'ai fais mes débuts contre l'Espagne, où je suis entré 20 minutes. 8 mois après, j'ai été convoqué en équipe nationale pour le Mondial 98. Ca a été dur jusqu'au bout, parce que la liste était composée de 28 joueurs et 5 n'ont pas été pris par l'entraîneur. C'était un coup dur pour ceux qui sont partis, cela était simple pour personne. J'ai fais partie du groupe qui a marqué l'histoire: après le Mondial gagné, voir les gens réunis, ça a été une grande victoire pour la France."
L'euro 2000...
"J'ai joué beaucoup moins que ce que je m'attendais et j'ai apporté ma contribution lors de la finale. Le but contre l'Italie a été le plus important de ma carrière."
Lors de ta première année à la Juve, tu as marqué 14 buts et tu t'es blessé.
"Je ne m'attendais pas à ça. De plus j'ai commencé en sachant que devant moi il y avait des titulaires. Cette année nous avons été malheureusement éliminés de la Coupe d'Italie et de la Champions League. Avant l'accident, j'avais inscris 7 buts en 10 matchs, puis à mon retour, j'ai vu que j'avais perdu la confiance que l'on avait en moi. Après le match contre la Roma, nous avons pratiquement perdu le Scudetto."
Est ce vrai que durant cette période tu as demandé à partir et que l'Inter était disposé à te prendre?
"A la fin du championnat, j'avais une grande possibilité d'aller à Liverpool parce que l'entraîneur m'avait vu en Nationale avec les jeunes et me voulait absolument. Je voulais jouer parce que j'avais 21 ans et j'étais devenu le 4ème choix. Je ne jouais presque jamais. J'ai eu un entretien avec Ancelotti qui m'a dit d'être patient et de continuer à travailler. Durant les 5 derniers matchs, j'ai réussi à inscrire 7 buts. Ca a été ma première revanche. J'ai fini comme je le voulais."
Lors de ta deuxième année, il y a eu Lippi et le Scudetto le 5 mai.
"La saison suivante, Ancelotti est parti et Lippi est arrivé. C'était l'idole des supporters car il avait gagné tout ce qui était à gagner. Il a commencé à dire qu'il voulait Vieri et que l'Inter voulait faire un échange Vieri - Trézéguet. Je voulais rester parce que je voulais montrer que je pouvais jouer dans cette Juve. Lippi m'a fait confiance. Pour un attaquant, c'est fondamental d'avoir la confiance de l'entraîneur. Ceci a été ma seconde revanche. Nous avons gagné le Scudetto. J'ai été le meilleur buteur de l'équipe et du championnat. Lippi et moi, nous avions fait un pari: si j'inscrivais plus de 15 buts, je devais lui faire un cadeau. Il devait m'en faire un dans le cas contraire car ça voudrait dire que l'équipe n'avait pas joué pour moi. Je lui ai fais le cadeau l'année suivante. Gagner le scudetto la dernière journée pour nous, a été très beau car j'ai commencé à comprendre la rivalité avec l'Inter. La première année, je ne m'en étais pas rendu compte; la seconde oui. Nous avons fait un grand championnat, comme l'Inter. La première partie du championnat a été difficile pour nous. Cette année, le joueur le plus important de la Juve, Zidane, est parti. Sont arrivés Nedved, Buffon, Thuram, Salas. La dernière journée, nous avons remporté une belle victoire contre la Lazio. Ca a été le plus beau scudetto."
La saison suivante, tu as inscrit deux buts en demi-finale contre le Real Madrid.
"Ils font parties des plus beaux buts de ma carrière et puis le Real Madrid est toujours l'équipe à battre. Nous avions devant nous des joueurs comme Figo, Ronaldo et Zidane. Avec nos armes, nous avons réussi à faire deux matchs de haut niveau. J'ai eu la possibilité de marquer à l'aller et au retour."
Lors de la saison 2004/05, tu as failli partir à Barcelone:
"La société avait à ce moment là fait ses choix et je ne faisais pas partie du projet. Barcelone est arrivé et j'ai tout de suite trouvé un accord avec eux parce que c'était une des équipes les plus fortes au monde. Puis Capello m'a appelé et m'a demandé les raisons pour lesquelles je voulais partir. Je me suis expliqué avec lui et il m'a demandé de rester car il avait confiance en moi. En 5 minutes nous nous sommes mis d'accord. Pouvoir travailler avec lui a été une belle expérience parce que c'est un entraîneur qui a tout gagné comme Lippi. Je pense que cette Juve et celle de l'année suivante ont été les plus fortes des 15 dernières années."
Concernant le Mondial de 2006, avec Domenech, il n'y a jamais eu de feeling?
"Lui et moi, nous voyons le football d'une manière différente. Je n'ai plus rien à prouver en Nationale, je pense avoir montré que je mérite d'être convoqué J'ai vécu un Mondial difficile parce qu'il était toujours avec les 11 qui jouaient, les autres étaient à part. J'ai une vision différente du groupe: si un groupe est composé de 23 joueurs, l'entraîneur doit être aussi attentif à ceux qui ne jouent pas. En Allemagne, ce n'était pas ainsi. Je crois que c'était la force de l'Italie. C'était un groupe très uni. L'Italie de 2006 était comme la France de 2000."
Lors de France - Corée, tu es entré 3 minutes avant la fin et tu as mis le brassard de capitaine.
"Je l'ai vécu comme un manque de respect à mon égard. Cependant, même si j'ai joué une minute, porter le maillot de l'équipe Nationale a toujours été un honneur. Ca a été un Mondial négatif du début à la fin pour moi. Je n'ai jamais ressenti de confiance envers moi et sur le terrain, ça s'est vu. Mais je suis toujours resté tranquille parce que j'ai toujours donné le maximum pour l'équipe."
Le Mondial perdu, en Italie, ils ont enlevé à la Juve 2 scudetti et vous avez terminé en série B. Tu as décidé de rester bianconero malgré peu de motivations.
"J'avais peu de motivations, comme les autres. Personne ne méritait de lutter dans un championnat de série B. Mais nous nous sommes trouvés dans cette situation. Cela n'a été ni une expérience positive, ni une expérience négative. Nous nous sommes retrouvés avec des jeunes qui étaient avant en Primavera. Nous avons créé un groupe. La chose positive est que nous sommes remontés tout de suite en série A."
Tu as commencé la saison sur un triplé.
"Ca a été un très beau match pour tout le monde. Il y avait une envie de revanche."
Tu as marqué ton 100ème but en série A contre la Roma:
"Ca a été une des plus belles choses qui me soit arrivée dans cette équipe. Le but contre l'Inter également. Les années précédentes, c'était l'Inter qui attendait le match contre la Juve. Cette année, nous les attendions. Nous avons montré que nous étions vifs et une des équipes les plus fortes."
Penses-tu terminer ta carrière à la Juve?
"J'ai prolongé mes rapports avec la société jusqu'en juin 2011. J'espère terminer ma carrière avec ce maillot."
Le titre "Le seigneur des buts au service du football", te plait-il?
"Je l'ai toujours affirmé, je suis un joueur qui a besoin de l'équipe. Quand l'équipe marche, pour moi, tout devient plus simple. Durant ces 8 années, j'ai eu la possibilité de jouer avec des joueurs d'un niveau extraordinaire. L'aide de mes camarades est très importante pour moi, cela me permet de marquer beaucoup."
Que signifie pour toi le but?
"J'ai un très beau rapport avec le but. Etant petit, c'était mon rêve de voir mes idoles marquer. Je me suis dis que si je devais jouer au football, je serais attaquant, parce que c'était la place qui me plaisait le plus."
Qui étaient tes idoles?
"J'ai grandi avec l'image de Maradona. Mon premier souvenir a été le Mondial 86 au Mexique, mais je dois dire qu'à mon poste, c'était Batistuta qui me plaisait le plus. C'était un attaquant très fort, il avait l'image du beau joueur à regarder. La chose la plus belle qui m'est arrivée, dans le cadre du foot, a été de le retrouver, lui à la Roma et moi à la Juve. Pendant des années, je suis resté à le regarder devant la tv, puis je me suis retrouvé à jouer contre lui et nous avons gagné le Scudetto. Ca a été un très beau souvenir."
Raconte nous l'instant entre le tir et le moment où la balle entre dans le but.
"Moi, je suis un joueur de surface, je ne suis pas celui qui apporte la balle. Pendant l'entraînement, ça me plaît de travailler devant les cages. Aujourd'hui j'ai 30 ans, mais j'ai les mêmes motivations qu'il y a 8 ans. Je fais partie des attaquants qui sont focalisés sur le but, nous essayons de mettre en difficulté les défenseurs. C'est difficile à expliquer mais on dit que les attaquants ont ce truc en eux. Personnellement, j'ai énormément travaillé dans ce sens, j'essaye de profiter des fautes de l'adversaire. Avec le temps, ça a payé."
Tu es arrivé en France à 18 ans et tu as fais un essai au PSG. Comment cela s'est-il passé?
"Au niveau du football, très bien parce que j'ai rencontré un grand entraîneur, Luis Fernandez qui voulait que je reste avec eux. Mais cette équipe avait une mentalité un peu différente vis à vis des jeunes de 15-17 ans. L'unique chose que je voulais, était de faire venir avec moi mes parents et ma soeur car ils faisaient partie de ma vie. Cette équipe ne l'a pas compris car elle n'était pas habituée aux joueurs qui viennent avec leurs familles. C'est pour cela que je n'ai pas signé au PSG."
Par contre, à Monaco, il y avait Wenger..
"Non, je dois clarifier cette histoire parce que beaucoup de personnes pensent que c'est Wenger qui m'a découvert à Monaco. Quand je suis arrivé à Monaco, Wenger n'y était plus. Avoir Tigana comme entraîneur a été un honneur pour moi. Je me suis tout de suite adapté à son système de jeu et à sa mentalité. A Monaco, j'avais 17-18 ans. Je m'entraînais avec l'équipe première. Le samedi, j'allais sur le banc avec l'équipe première et le dimanche, je revenais jouer avec la Primavera."
En 98, tu as été convoqué pour le Mondial.
"Avant, j'ai fais mes débuts contre l'Espagne, où je suis entré 20 minutes. 8 mois après, j'ai été convoqué en équipe nationale pour le Mondial 98. Ca a été dur jusqu'au bout, parce que la liste était composée de 28 joueurs et 5 n'ont pas été pris par l'entraîneur. C'était un coup dur pour ceux qui sont partis, cela était simple pour personne. J'ai fais partie du groupe qui a marqué l'histoire: après le Mondial gagné, voir les gens réunis, ça a été une grande victoire pour la France."
L'euro 2000...
"J'ai joué beaucoup moins que ce que je m'attendais et j'ai apporté ma contribution lors de la finale. Le but contre l'Italie a été le plus important de ma carrière."
Lors de ta première année à la Juve, tu as marqué 14 buts et tu t'es blessé.
"Je ne m'attendais pas à ça. De plus j'ai commencé en sachant que devant moi il y avait des titulaires. Cette année nous avons été malheureusement éliminés de la Coupe d'Italie et de la Champions League. Avant l'accident, j'avais inscris 7 buts en 10 matchs, puis à mon retour, j'ai vu que j'avais perdu la confiance que l'on avait en moi. Après le match contre la Roma, nous avons pratiquement perdu le Scudetto."
Est ce vrai que durant cette période tu as demandé à partir et que l'Inter était disposé à te prendre?
"A la fin du championnat, j'avais une grande possibilité d'aller à Liverpool parce que l'entraîneur m'avait vu en Nationale avec les jeunes et me voulait absolument. Je voulais jouer parce que j'avais 21 ans et j'étais devenu le 4ème choix. Je ne jouais presque jamais. J'ai eu un entretien avec Ancelotti qui m'a dit d'être patient et de continuer à travailler. Durant les 5 derniers matchs, j'ai réussi à inscrire 7 buts. Ca a été ma première revanche. J'ai fini comme je le voulais."
Lors de ta deuxième année, il y a eu Lippi et le Scudetto le 5 mai.
"La saison suivante, Ancelotti est parti et Lippi est arrivé. C'était l'idole des supporters car il avait gagné tout ce qui était à gagner. Il a commencé à dire qu'il voulait Vieri et que l'Inter voulait faire un échange Vieri - Trézéguet. Je voulais rester parce que je voulais montrer que je pouvais jouer dans cette Juve. Lippi m'a fait confiance. Pour un attaquant, c'est fondamental d'avoir la confiance de l'entraîneur. Ceci a été ma seconde revanche. Nous avons gagné le Scudetto. J'ai été le meilleur buteur de l'équipe et du championnat. Lippi et moi, nous avions fait un pari: si j'inscrivais plus de 15 buts, je devais lui faire un cadeau. Il devait m'en faire un dans le cas contraire car ça voudrait dire que l'équipe n'avait pas joué pour moi. Je lui ai fais le cadeau l'année suivante. Gagner le scudetto la dernière journée pour nous, a été très beau car j'ai commencé à comprendre la rivalité avec l'Inter. La première année, je ne m'en étais pas rendu compte; la seconde oui. Nous avons fait un grand championnat, comme l'Inter. La première partie du championnat a été difficile pour nous. Cette année, le joueur le plus important de la Juve, Zidane, est parti. Sont arrivés Nedved, Buffon, Thuram, Salas. La dernière journée, nous avons remporté une belle victoire contre la Lazio. Ca a été le plus beau scudetto."
La saison suivante, tu as inscrit deux buts en demi-finale contre le Real Madrid.
"Ils font parties des plus beaux buts de ma carrière et puis le Real Madrid est toujours l'équipe à battre. Nous avions devant nous des joueurs comme Figo, Ronaldo et Zidane. Avec nos armes, nous avons réussi à faire deux matchs de haut niveau. J'ai eu la possibilité de marquer à l'aller et au retour."
Lors de la saison 2004/05, tu as failli partir à Barcelone:
"La société avait à ce moment là fait ses choix et je ne faisais pas partie du projet. Barcelone est arrivé et j'ai tout de suite trouvé un accord avec eux parce que c'était une des équipes les plus fortes au monde. Puis Capello m'a appelé et m'a demandé les raisons pour lesquelles je voulais partir. Je me suis expliqué avec lui et il m'a demandé de rester car il avait confiance en moi. En 5 minutes nous nous sommes mis d'accord. Pouvoir travailler avec lui a été une belle expérience parce que c'est un entraîneur qui a tout gagné comme Lippi. Je pense que cette Juve et celle de l'année suivante ont été les plus fortes des 15 dernières années."
Concernant le Mondial de 2006, avec Domenech, il n'y a jamais eu de feeling?
"Lui et moi, nous voyons le football d'une manière différente. Je n'ai plus rien à prouver en Nationale, je pense avoir montré que je mérite d'être convoqué J'ai vécu un Mondial difficile parce qu'il était toujours avec les 11 qui jouaient, les autres étaient à part. J'ai une vision différente du groupe: si un groupe est composé de 23 joueurs, l'entraîneur doit être aussi attentif à ceux qui ne jouent pas. En Allemagne, ce n'était pas ainsi. Je crois que c'était la force de l'Italie. C'était un groupe très uni. L'Italie de 2006 était comme la France de 2000."
Lors de France - Corée, tu es entré 3 minutes avant la fin et tu as mis le brassard de capitaine.
"Je l'ai vécu comme un manque de respect à mon égard. Cependant, même si j'ai joué une minute, porter le maillot de l'équipe Nationale a toujours été un honneur. Ca a été un Mondial négatif du début à la fin pour moi. Je n'ai jamais ressenti de confiance envers moi et sur le terrain, ça s'est vu. Mais je suis toujours resté tranquille parce que j'ai toujours donné le maximum pour l'équipe."
Le Mondial perdu, en Italie, ils ont enlevé à la Juve 2 scudetti et vous avez terminé en série B. Tu as décidé de rester bianconero malgré peu de motivations.
"J'avais peu de motivations, comme les autres. Personne ne méritait de lutter dans un championnat de série B. Mais nous nous sommes trouvés dans cette situation. Cela n'a été ni une expérience positive, ni une expérience négative. Nous nous sommes retrouvés avec des jeunes qui étaient avant en Primavera. Nous avons créé un groupe. La chose positive est que nous sommes remontés tout de suite en série A."
Tu as commencé la saison sur un triplé.
"Ca a été un très beau match pour tout le monde. Il y avait une envie de revanche."
Tu as marqué ton 100ème but en série A contre la Roma:
"Ca a été une des plus belles choses qui me soit arrivée dans cette équipe. Le but contre l'Inter également. Les années précédentes, c'était l'Inter qui attendait le match contre la Juve. Cette année, nous les attendions. Nous avons montré que nous étions vifs et une des équipes les plus fortes."
Penses-tu terminer ta carrière à la Juve?
"J'ai prolongé mes rapports avec la société jusqu'en juin 2011. J'espère terminer ma carrière avec ce maillot."
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