Roumanie 0-0 France
Pas de surprise dans le onze tricolore aligné contre la Roumanie. Thierry Henry, ménagé pendant trois jours, et Patrick Vieira, qui récupère de sa déchirure à la cuisse gauche, débutent la rencontre sur le banc des remplaçants. Nicolas Anelka et Jérémy Toulalan les remplacent, sans surprise. Les Bleus jouent dans leur habituel 4-4-2. Ce sera la première association Anelka - Benzema en équipe de France. Ce sera en revanche la septième titularisation simultanée de Makelele et Toulalan. Voici la formation:
Coupet -
Sagnol, Thuram (cap.), Gallas, Abidal -
Toulalan, Makelele - Ribéry, Malouda -
Anelka, Benzema.
Score: Roumanie 0-0 France
L'équipe de France n'a obtenu qu'un résultat nul, lundi contre une Roumanie trop bien organisée (0-0), pour son entrée en lice dans l'Euro. Difficile d'obtenir plus qu'un point après un match à un seul tir cadré.
Beaucoup de champions d'Europe ont commencé leurs épopées par un match nul "tranquilou" lors de leur entame. Ce serait mentir de dire que les racines d'un troisième succès français à l'Euro étaient détectables dans le 0-0 concédé à la Roumanie, lundi à Zürich. Mais il faut se raccrocher au calendrier, autant qu'au reste, pour se convaincre que les Bleus vont sortir de ce groupe C très dense avec le rang dû à leur statut de finaliste à la Coupe du monde. Le reste ? Un match que le gardien roumain Bogdan Lobont a passé sans avoir à se mettre en valeur, exempt de toute occasion franche côté français. Avec un collectif désordonné, un 4-4-2 élastique plus que classique, l'équipe de France eut des moments de flottement sur le plan défensif et de véritable impuissance sur le plan offensif. Elle conserve aussi une vraie marge de manoeuvre sur le plan physique. Une montée en puissance comparable à celle de 2006 ne serait pas vue comme une intruse.
Le match fut à deux doigts de pourrir après la 45e. C'est presque un miracle que cela ne soit pas arrivé avec cet arbitrage ni bon ni mauvais, juste terriblement inconstant. La première impression fut pourtant que l'équipe de France avait pris ce match par le bon bout, avec ce qu'il fallait d'allant, de justesse technique, de volonté de s'imposer comme la patronne et de marquer vite. Cela ne dura guère plus de dix minutes. Par quelques tampons et des remontées de balle aussi brusques que difficiles dompter, les Roumains sont entrés dans leur match en écartant très vite des esprits français toute idée de supériorité.
L'équipe de France eut plus souvent le ballon et conserva l'initiative, mais pour ne pas en faire grand chose à vrai dire. La justesse technique se fit progressivement plus discutable, alors qu'Anelka la jouait brouillon sur les rares ballons vaguement exploitables (9e, 33e, 37e). Le premier ballon cadré s'est dirigé vers Lobont à la 43e après un une-deux Benzema -Ribéry détourné. Le premier tir cadré, à proprement parler, à la 57e, sur un timide plat du pied du Lyonnais, servi par son nouveau complice. Le premier ? Le seul. Il y avait peu d'appels, pas beaucoup de spontanéité. Parfois, le porteur bleu dut affronter un trois contre huit dans les trente derniers mètres. Injouable. Il aurait fallu un excès d'imprudence ou un exploit personnel. Ils ne sont pas venus. Raymond Domenech envoya un message à la 71e minute en remplaçant Anelka par Gomis. A la 78e, il fit même entrer Nasri à la place du Lyonnais. Le match ne changea pas, et le banc français, à la toute fin, aurait signé pour conserver un score que les Roumains avaient entrepris de faire basculer sur un malentendu. Vendredi, il faudra faire mieux.
Coupet -
Sagnol, Thuram (cap.), Gallas, Abidal -
Toulalan, Makelele - Ribéry, Malouda -
Anelka, Benzema.
Score: Roumanie 0-0 France
L'équipe de France n'a obtenu qu'un résultat nul, lundi contre une Roumanie trop bien organisée (0-0), pour son entrée en lice dans l'Euro. Difficile d'obtenir plus qu'un point après un match à un seul tir cadré.
Beaucoup de champions d'Europe ont commencé leurs épopées par un match nul "tranquilou" lors de leur entame. Ce serait mentir de dire que les racines d'un troisième succès français à l'Euro étaient détectables dans le 0-0 concédé à la Roumanie, lundi à Zürich. Mais il faut se raccrocher au calendrier, autant qu'au reste, pour se convaincre que les Bleus vont sortir de ce groupe C très dense avec le rang dû à leur statut de finaliste à la Coupe du monde. Le reste ? Un match que le gardien roumain Bogdan Lobont a passé sans avoir à se mettre en valeur, exempt de toute occasion franche côté français. Avec un collectif désordonné, un 4-4-2 élastique plus que classique, l'équipe de France eut des moments de flottement sur le plan défensif et de véritable impuissance sur le plan offensif. Elle conserve aussi une vraie marge de manoeuvre sur le plan physique. Une montée en puissance comparable à celle de 2006 ne serait pas vue comme une intruse.
Le match fut à deux doigts de pourrir après la 45e. C'est presque un miracle que cela ne soit pas arrivé avec cet arbitrage ni bon ni mauvais, juste terriblement inconstant. La première impression fut pourtant que l'équipe de France avait pris ce match par le bon bout, avec ce qu'il fallait d'allant, de justesse technique, de volonté de s'imposer comme la patronne et de marquer vite. Cela ne dura guère plus de dix minutes. Par quelques tampons et des remontées de balle aussi brusques que difficiles dompter, les Roumains sont entrés dans leur match en écartant très vite des esprits français toute idée de supériorité.
L'équipe de France eut plus souvent le ballon et conserva l'initiative, mais pour ne pas en faire grand chose à vrai dire. La justesse technique se fit progressivement plus discutable, alors qu'Anelka la jouait brouillon sur les rares ballons vaguement exploitables (9e, 33e, 37e). Le premier ballon cadré s'est dirigé vers Lobont à la 43e après un une-deux Benzema -Ribéry détourné. Le premier tir cadré, à proprement parler, à la 57e, sur un timide plat du pied du Lyonnais, servi par son nouveau complice. Le premier ? Le seul. Il y avait peu d'appels, pas beaucoup de spontanéité. Parfois, le porteur bleu dut affronter un trois contre huit dans les trente derniers mètres. Injouable. Il aurait fallu un excès d'imprudence ou un exploit personnel. Ils ne sont pas venus. Raymond Domenech envoya un message à la 71e minute en remplaçant Anelka par Gomis. A la 78e, il fit même entrer Nasri à la place du Lyonnais. Le match ne changea pas, et le banc français, à la toute fin, aurait signé pour conserver un score que les Roumains avaient entrepris de faire basculer sur un malentendu. Vendredi, il faudra faire mieux.
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