Les Bleus, victimes des premières chaleurs?
La victoire nette et sans bavure des Néerlandais (3-0) complique la tâche de l'équipe de France. Si cette dernière ne parvient pas à prendre l'ascendant sur les joueurs de Marco Van Basten, vendredi 13 juin au stade de Berne, elle scellera son destin, face à la Squadra Azzura, mardi 17 juin, à Zurich. Raymond Domenech préférerait éviter un tel scénario, deux ans après la finale perdue du Mondial 2006. Le sélectionneur des Bleus connaît trop bien le talent des Transalpins à faire déjouer leurs adversaires. S'ils veulent éviter une sortie prématurée, les Bleus devront livrer, les 13 et 17 juin, un football d'une autre saveur.
"Les premières chaleurs" "La France n'est peut-être plus au niveau où certains la voyaient, on l'a constaté aujourd'hui", a commenté Victor Piturca, le sélectionneur roumain. "Il a raison, ou alors c'est la Roumanie qui est peut-être plus forte qu'avant", a répondu son homologue français. Mais la pirouette de Raymond Domenech ne trompe personne. Les deux équipes ne se valent pas. La balance aurait dû pencher en faveur des Bleus, deux fois vainqueurs de la compétition (en 1984 et 2000), finalistes de la dernière Coupe du monde, alors que les Roumains retrouvent la scène internationale, après huit années d'absence.
Le sélectionneur roumain a aligné une équipe à vocation majoritairement défensive, laissant à Adrian Mutu, le buteur de la Fiorentina, et à l'Auxerrois Daniel Niculae le soin d'animer l'attaque. "La Roumanie avait un jeu très simple qu'elle a bien pratiqué", a confirmé Grégory Coupet. "Après, les premières chaleurs sont arrivées alors que nous, on a été habitué à la pluie. On s'est entraîné toute la semaine sous 11degrés, là il en faisait 25", a ajouté le gardien des Bleus, rejoint dans son analyse climato-footballistique par le sélectionneur français. "On a peut-être manqué un peu de fraîcheur. La chaleur d'aujourd'hui n'était pas propice à la vitesse", a fait remarquer Raymond Domenech.