Domenech : «Si on se déchire...»

Publié le par Miss Lili

Raymond Domenech serait-il bonhomme, comme ces derniers jours ? Ou renfermé par la terrible défaite concédée quelques heures plus tôt contre les Pays-Bas (1-4), à l'image de sa conférence de presse d'après-match ?

«Raymond Domenech, avez-vous revu le match contre les Pays-Bas et votre analyse s'est-elle affinée ?
C'est une de mes qualités ou de mes défauts. Ce que je vois sur le terrain est généralement confirmé par la vidéo. J'ai regardé le match cette nuit. Nous avons eu de bonnes séquences, avec des moments vraiment forts, des occasions, de l'emprise sur le jeu. Et puis, des problèmes. On a été pris sur de l'inattention, sur des contres. Ce qui est symbolique, c'est le corner où celui qui marque (Kuyt, 10e) n'a même pas à sauter. Il y a aussi le troisième but. Au moment de l'engagement, on est encore en train de se féliciter. Sur le reste, à part contre Chypre en qualifications pour la Coupe du monde, il n'y pas de matches où nous avons eu autant de frappes et d'occasions (4-0, novembre 2005).

Regrettez-vous certains choix ?
Quand on perd 4-1, dire que tout ce qu'on a fait était parfait serait stupide. On aurait pu faire mieux. Mais quand je fais des choix, c'est parce que je pense que ce sont les meilleurs. Rien ne prouve qu'en faisant autre chose, cela aurait changé la face du monde. C'est le problème d'un match de foot, ce qui se passe ne s'efface pas.

Des joueurs ont pu vous décevoir, non ?
Je ne suis pas dans ce registre. On avait trois matches à faire, peut-être plus. Cela ne dépend plus de nous, mais je développe la même notion. Ce n'est pas d'un côté onze joueurs avec des coupables et des gens bien de l'autre. Ce sont vingt-trois joueurs qui vont s'arrêter ou continuer tous ensemble. J'ai aimé l'esprit, on n'a pas renoncé. Mais il faut admettre de temps en temps qu'en face, il y a quelque chose. Une belle équipe en réussite et qui joue bien. Bien sûr, on aurait pu ne pas faire d'erreurs, marquer toutes nos occasions, acheter des lunettes à l'arbitre. Mais...

C'est la fin de votre solidité défensive.
Je l'ai dit pendant la préparation, j'aurais aimé qu'on prenne un but pour voir comment on pouvait régir. Mais je ne suis pas déçu de la réaction. On peut aussi parler du talent du gardien adverse, et de l'arbitre qui a été le seul à ne pas voir le penalty. La réaction de l'équipe a été bonne. Il y a un peu de maladresse, et c'est récurrent chez nous, on a du mal à enfoncer le clou quand on est bien. On ne va pas se plaindre qu'il y ait eu du jeu. On peut seulement se plaindre qu'il ait laissé de la place à l'adversaire.

Avez-vous fait des erreurs, notamment de coaching ?
Encore une fois : je ne fais pas d'erreurs, je fais des choix. Je ne fuis pas la réalité, certains marchent moins bien que d'autres. Certains ont souvent bien marché, d'autres non. Je ne dis pas que j'ai toujours raison. Peut-être un autre aurait été meilleur. Peut-être. Mais ça ne sert à rien de le dire.

Le groupe ne risque-t-il pas de se dissoudre, comme cela arrive souvent avec la défaite ?
C'est la force des groupes solides. Dans la défaite, ceux qui se regardent le nombril peuvent tuer un groupe. La différence se fera là. Est-ce qu'on parle en terme collectif ? Je le pense, je le souhaite, je l'espère. Je n'ai pas de doute. Quand ce sera fini, on aura le temps de discuter et de disséquer les états d'âmes. Là, il reste une chance très minime. Il y a une opportunité. Si on ne la saisit pas et qu'on se déchire, c'est qu'on est stupide. Je sais qu'on va se battre, il va se passer quelque chose, je suis sûr de l'état d'esprit.

Les Pays-Bas ont une responsabilité vis-à-vis de leurs supporters contre la Roumanie. C'est ce qu'a dit Marco Van Basten. Le croyez-vous ?
Si les supporters font gagner les matches, les Hollandais ont déjà gagné, je suis ravi. Sérieusement, ce n'est mon problème, ils ont leur match à faire. Nous, on part demain sur le match de l'Italie. C'est un match extraordinaire, exceptionnel. Même après une rouste, celui qui n'a pas envie de le jouer n'a rien à faire dans ce métier. Il faut rentrer pour en faire quelque chose de beau, de grand, un match qui reste. Ne pas faire que cet Euro soit celui où on en a pris quatre contre les Pays-Bas. Ce match va marquer la suite pour nous.

Les deux finalistes de la Coupe du monde risquent de passer à la trappe...
C'est une compétition particulière. La finale, c'était le 9 juillet 2006. Nous sommes le 13 juin 2008, deux ans après, c'est un autre monde, avec d'autres équipes. Et heureusement que les finalistes d'un jour ne pas toujours les finalistes d'après. Sinon, on s'ennuierait fort.»

Pourquoi Gomis et pas Benzema ?
«Je voulais quelqu'un qui les fixe encore plus haut, quelqu'un qui reste vraiment en pointe entre leurs deux centraux. Je pensais que cela créerait des possibilités autour, mais peut-être les a-t-on mal utilisées… Il y avait une autre option, mais je n'étais pas dans cette idée-là. Et quand je prends cette décision, je me dis que c'est la meilleure. Je n'ai pas le temps de penser au peut-être que, qui ne sert à rien.»

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Publié dans News => France

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M
moi la phrase ki me tue c il di kil a choisi gomis é pa benzema pcq il voulé qqn ki reste tout a fait devan entre les defenseurs centrauC'est pa les caractéristiques exacte de trezeguet?vraiment la il doi vraiment avoir les nerfs de pa l'avoir prien + kan on voi le match et les espaces kil y avé derriere komen trezeguet noré pa marké? c sur il oré mi un doublé
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C
Il parait que Benzema s'est entretenu à l'entraînement sur le bord du terrain avec domenech PENDANT 5 MINUTES et que le problème est donc réglé maintenant (Lol!).Sinon pour David, c'est juste que domenech surestime trop ses chouchous et qu'il pensait qu'ils pouvaient jouer à la carte n'importe où. Il va finir par comprendre ce pauvre domenech que David ne se remplace pas comme ça, qu'il est assez unique dans son genre !
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M
Lol franck et juvénise, j'ai pensé également la même chose. Il cherchait un trézéguet à ce moment là. (il a du avoir des regrets).Dans telefoot, il a vite passé la question du problème benzema dans le groupe. Il y a nul doute qu'il s'est passé qqch.
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J
Oui, la phrase que souligne Franck est en effet le portrait exact de David... mieux vaut ne plus chercher à comprendre.
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F
«Je voulais quelqu'un qui les fixe encore plus haut, quelqu'un qui reste vraiment en pointe entre leurs deux centraux.>>celle là serieux c'est la meilleure... C'est pas parceque la france ne savait soit disant pas jouer comme ça que trezeguet est passé à la trappe?pathétique domenech...Mais malgré ça, allez les bleus contre l'italie! :)
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