Domenech "Notre Mondial débutera à Tignes"
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Quel était l'objectif de ce séminaire ?
"Nous préparons la Coupe du Monde et le stage que nous suivrons à Tignes du 22 au 26 mai. Il faut reconnaître les lieux et les installations. Le Mondial est une aventure mais cela ne doit pas être l'aventure. Il faut voir tous les paramètres, prendre des repères sur les lieux de travail. L'encadrement s'organisera ensuite pour tout le reste. Il faudra être organisé jusqu'au dimanche 9 juillet mais je suis impatient de commencer."
Quel sera le but de ce stage de mai ?
"Nous allons rester cinq jours à Tignes du lundi au vendredi. La Coupe du Monde se lancera ici et ce qui se passera à cette occasion doit bien se passer. Il y a, à Tignes, la sérénité et la tranquillité pour bien travailler. Nous effectuerons des activités ludiques et de l'entraînement athlétique et technique. Ensuite, nous rentrerons sur Clairefontaine et disputerons le match contre le Mexique au Stade de France. Je souhaite, dans la mesure du possible, que les familles des joueurs soient présentes à ce rassemblement, car ils doivent se sentir soutenus par leur environnement proche qu'ils ne reverront pas pendant un mois, à quelques très rares exceptions près."
Combien de joueurs comptez-vous retenir pour ce rassemblement ?
"J'espère avoir une trentaine de joueurs. On ne peut pas se permettre de travailler avec seulement une liste de quinze éléments à partir du 15 mai. Avec trente joueurs, il y en aura sept de performants à éliminer, mais il vaut mieux cela que de récupérer deux ou trois joueurs déjà partis en vacances."
Les joueurs vont arrêter leur saison à des dates différentes les unes des autres. Est-ce un problème à gérer ?
"Nous aurons le temps de remettre tout le monde à niveau. Tous vont travailler, mais pas de la même manière, c'est évident. Certains auront terminé leur championnat début mai et d'autres pourraient disputer la finale de la Coupe de France, le samedi 20 mai. Maintenant, je souhaite quand même que Lyon soit en finale de l'UEFA Champions League et l'emporte. Que l'OL aille au bout et ce serait super. C'est une véritable locomotive du football français."
Avez-vous l'espoir de voir la date limite du dépôt des listes reportée par la FIFA ?
"La date limite est problématique. En séminaire, la semaine dernière à Düsseldorf, il y a eu un vent de rébellion de la part de tous les sélectionneurs présents, soutenus par les absents, pour voir cette date reportée jusqu'à fin mai."
Avez-vous déjà décidé sur certains choix, celui du gardien de but notamment ?
"Ce choix arrivera quand cela sera le moment et ce n'est pas le moment, mais Grégory Coupet et Fabien Barthez connaissent la date de la décision. Pour le reste, tout est fait dans mon esprit jusqu'à la finale, mais il faut voir les circonstances. Il peut se passer beaucoup de choses. Nous avons un calendrier des équipes à suivre où jouent nos internationaux. Il y a des gens susceptibles de faire partie du groupe. Il faut voir régulièrement les uns et les autres, comment ils évoluent. Un sportif de haut niveau n'abandonne jamais, sinon il n'a rien à faire à la Coupe du Monde. Maintenant, on peut déplorer un absent au dernier moment. Il faut envisager les possibilités pour tous les postes de la même manière et c'est toute la difficulté d'établir la liste."
Le programme des matches amicaux vous convient-il ?
"Oui. Il y a un bon équilibre avec une nation européenne, le Danemark, une sud-américaine, le Mexique, et une asiatique, la Chine. Les Sud-Américains ont une manière particulière d'évoluer. Nous l'avons vu contre le Costa Rica. C'est bien aussi d'affronter les Chinois, dont le style est proche des Sud-Coréens."
