Domenech ne se renie pas

Publié le par Miss Lili

L'équipe de France se déplace ce soir en Roumanie (20h40), pour conserver ses chances de qualification à la Coupe du monde 2010 et donner à Raymond Domenech une possibilité de survivre au conseil fédéral du 15 octobre. Une défaite réduirait les espoirs des Bleus sur le premier dossier, et n'en laisserait aucun au principal concerné sur le second.

C'était au début de l'été. Jean-Pierre Escalettes et sa garde rapprochée avaient pondu un communiqué long comme le bras puis palabré un long moment devant la presse pour justifier le maintien de Raymond Domenech à son poste. Dans ce magma de paroles plus ou moins sincères, le patron de la FFF avait résumé la situation d'un cri du cour dont il mesurera ce soir la pertinence : «Plus jamais France - Roumanie, quoi !». Si le mandat de Raymond Domenech à la tête des Bleus devait s'achever dans les jours qui viennent, la chronique retiendra que la rupture de son aura avait été entamée contre le onze de Vitor Piturca, et son sort scellé face à la même équipe, par un match à Constanta pas assez réussi pour justifier son maintien. Quatre mois après le sommet d'ennui et de prudence qui avait caractérisé les deux équipes à l'Euro 2008 (0-0), elles se retrouvent ce soir dans un état d'anxiété qu'elles partagent : pour éviter un départ raté dans la course à la Coupe du monde 2010, neutraliser un adversaire direct dans un groupe où la Lituanie est le leader-surprise, avec un onze assez largement renouvelé par rapport à Zurich, et bien sûr, inutile de le nier, avec deux sélectionneurs au crédit considérablement entamé.

Les matches se suivent, mais la communication de Raymond Domenech, elle, ne change pas. Comme il l'avait déjà fait lors du dernier rassemblement de l'équipe de France, le sélectionneur s'est évertué à ne pas évoquer son sort personnel, avant d'affronter la Roumanie, samedi, en match de qualification à la Coupe du monde 2010. Lui-même l'admet : «Je l'ai dit, je le répète et je rabâche. Je ne suis là que pour parler de cette rencontre». Une réponse qui est revenue inlassablement aux questions d'une assistance pourtant insistante sur le sujet. Arrive-t-il à se détacher totalement de tout ce qui se dit ? «Ce n'est pas mon problème». Trouverait-il normal d'être démis de ses fonctions même en cas de victoire en Roumanie ? «Ce n'est pas mon souci». Serait-il capable de démissionner en cas de défaite samedi ? «Vous n'écoutez pas ce que je dis. Je suis totalement imprégné du match de la Roumanie. Le reste ne m'intéresse pas». «Avant 2006, c'était déjà pareil. Lorsqu'on est en équipe de France, il n'y a que des matches importants. La pression ? Je ne peux pas vivre autrement. Un sélectionneur qui a envie de vivre tranquille, il fait un autre métier. Depuis que je commence à marcher, je vis dans la compétition. On peut être en haut de l'affiche ou bien jeté à la poubelle. C'est la loi du sport ».
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Publié dans News => France

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M
Lol but des roumains à la 5ème minute et là ya une main d'un français dans la surface qui n'a pas été sifflé.Ca commence bien pour la France!serait-ce la fin de tonton raymond?
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