L'approche d'un match de compétition
Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, a indiqué mardi à Clairefontaine que son approche du test contre le Danemark, mercredi à Lens, se rapprocherait de celle d'un match de compétition. Sans donner le détail de ses options tactiques, il a indiqué que Thierry Henry jouerait et laissé entendre que les Bleus n'auraient pas de système de jeu unique à la Coupe du monde. Le sélectionneur dévoilera en le onze de départ mardi en soirée.
« Raymond Domenech, utiliserez-vous, mercredi contre le Danemark, les six joueurs qui n'ont pas reçu de temps de jeu samedi contre le Mexique (1-0) (Henry, Saha, Givet, Chimbonda, Coupet, Landreau) ?
Quelques-uns, pas tous. Le but est toujours le même : amener le plus de monde possible à un état de préparation équivalent d'ici au 13 juin. On s'intéresse en priorité à ceux qui devraient commencer contre la Suisse. Après, c'est fonction des circonstances. On se met en situation de match, on va réduire des incertitudes. Il y a ceux qui doivent montrer une évolution dans le collectif, sur le plan physique, dans leur capacité à aller un peu plus loin. On commence à différencier les rôles.
Quand le travail de préparation physique sera-t-il achevé ?
C'est un dosage en fonction du joueur. On essaie d'individualiser ce travail au maximum. Et il y aura des rappels pendant la compétition.
Quels problèmes vous posera le Danemark ?
Ceux qu'il nous a posés en 2002. C'est une équipe solide, bien organisée, dans un 4-4-2 classique mais très appliqué et qui possède des joueurs capables de nous poser des problèmes. C'est ce qui m'intéresse : leur organisation collective gêne tout le monde.
Conserverez-vous un système à deux attaquants ?
Je ne m'enlève aucune option. C'est envisageable. Trois aussi. Mais ça peut aussi être un attaquant et cinq milieux. Ou quatre attaquants si son considère que Zidane est un attaquant. On verra ce qui est utile au fur et à mesure de la compétition.
Votre coaching sera-t-il influencé par le match de jeudi contre l'UNFP ?
C'est surtout la préparation du match contre la Suisse qui nous oblige à revenir à la réalité. La gestion du match se rapprochera de celle d'un match de compétition. Avant samedi, nous avions totalement occulté, dans notre préparation le fait qu'il y avait un match. C'est un peu différent cette fois-ci.
Thierry Henry jouera-t-il ?
Oui, c'est l'objectif.
Le fait qu'il n'a pas joué devant le Mexique, est-ce une leçon de 2002 ?
C'est une leçon de vingt ans d'expérience, des autres entraîneurs et sélectionneurs. Avoir de la mémoire, ça peut servir. Les matches amicaux, c'est bien quand on les gagne mais ce n'est pas l'objectif premier.
Envisagez-vous de donner plus de temps de jeu à Franck Ribéry ?
C'est une possibilité, mais rien n'est défini à l'avance. Contre le Mexique, tout était programmé : tel changement devait avoir lieu à telle minute. Pour mercredi, ça peut dépendre de l'état de ceux qui sont sur le terrain.
Etes-vous satisfait d'aller à Lens et à Saint-Etienne ?
J'aurais été content aussi d'aller à Marseille ou Bordeaux.
Oui, mais par rapport au Stade de France...?
(Ironique) Il y aura moins de monde... N'attendez pas de moi un procès du public du Stade de France. Certains supporters ont mal réagi selon nous. Les sondages montrent qu'il y a 70% des gens avec nous. 30% ont sifflé, mais on parle plus des trains en retard que des trains qui arrivent à l'heure. Je préfère parler du positif, de gens qui nous arrêtent dans la rue pour dire qu'ils sont avec nous. »