Mettre de l'ordre dans ses idées

Publié le par Trézéguet David

Pendant une bonne quinzaine d'années, France - Danemark était l'affiche d'un postulat à chaque fois vérifié : l'équipe qui battait l'autre en compétition finissait par gagner le tournoi. Ce fut vrai en 1984, 1992, 1998 et 2000, jusqu'au sinistre après-midi du 11 juin 2002 à Incheon, en Coupe du monde. Ce jour de défaite (0-2), l'équipe de France avait définitivement clos la période la plus glorieuse de son histoire sur un échec retentissant. Retrouver le Danemark en match de préparation avant de disputer à nouveau le tournoi planétaire n'est rien d'autre qu'un clin d'oeil, d'autant que le Danemark va rater un tournoi majeur pour la première fois depuis dix ans.

Du côté des Bleus, ils restent cependant nombreux à pouvoir repenser à tout ça la boule au ventre. Fabien Barthez, Lilian Thuram, Patrick Vieira, Claude Makelele, Zinédine Zidane, Sylvain Wiltord et David Trezeguet étaient titulaires cet après-midi là. «C'est du passé», jure Vieira, pour souligner qu'il ne peut plus être question de revanche. Il s'agit plus simplement de se prouver que 2002 ne peut pas se reproduire, en franchissant un cap, même petit, par rapport à la victoire de samedi contre le Mexique (1-0). L'équipe de France a besoin de mettre de l'ordre dans ses idées et ses comportements à treize jours de son match contre la Suisse. Ses atouts sont considérables, ses ambitions encore davantage, mais elle n'a jamais su, depuis des lustres, tout cumuler dans un même match, ni même une mi-temps. Le but n'est toujours pas de gagner le Championnat du monde des matches amicaux, mais c'est ce genre de signal que les Bleus ont besoin d'envoyer à leur environnement pour susciter davantage d'adhésion. Dans un monde idéal, il faudrait conserver la solidité défensive entretenue au Stade de France malgré le manque de jambes et améliorer tout ce qui se passe ensuite : l'utilisation du ballon, le volume de jeu de l'équipe, ses idées pour porter le danger devant le but adverse. «Les organismes n'auront pas gagné en potentiel physique en si peu de temps, prévient déjà Willy Sagnol, à nouveau titulaire comme neuf de ses équipiers. On va simplement essayer de trouver du rythme en gardant le même état d'esprit.

Le retour de Henry et le talent de Zidane pour ne pas passer au travers deux fois de suite pourraient aider. Le contexte d'un match en Province, à Lens, où ils joueront pour la troisième fois en quatre ans, peut aider les Bleus à trouver l'énergie pour faire de ce match autre chose qu'une séance de travail améliorée, trouver un souffle seulement aperçu à Dublin (1-0) ou contre le Costa Rica en Martinique (3-2), fin 2005. Devant tous les proches de Franck Ribéry, le régional de l'étape natif de Boulogne-sur-Mer, ils guetteront ces encouragements sans réserve auxquels aspirent chez eux tous les sportifs de haut niveau, loin des sifflets de Saint-Denis. Contre Malte (6-0 en 2003) et les Féroé (3-0 en 2005), la fête avait été totale. Le public de Bollaert est rarement rassasié.

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Publié dans News => France

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A
Salut, super ton blog sur trezegool, je repasserais...Biz
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