Del Piero: "Les moments de grâce se produisent après les buts"
Samedi 21 mars, sur Sky Sport 1, sera diffusé "10+ Speciale Alessandro Del Piero". Ce show télévisé sera consacré au capitaine bianconero qui fera revivre à travers les images les moments les plus importants de sa carrière. Mais voici pour l'instant l'interview:
Comment as-tu fait pour hériter de manière définitive du numéro 10 de Baggio?
"Lorsque Baggio ne jouait pas, et puisque Vialli jouait avec le 9 et les autres avec le 11, j'utilisais le 10. Par contre, lorsque Baggio est parti, la règle de l'attribution des numéros pour l'année est réapparue, j'étais le dernier à le porter."
As-tu un classement personnel des meilleurs numéro 10?
"J'ai toujours été attiré par le numéro 10 mais aussi par le 9. J'y ai cru en regardant Maradona, Platini, Van Basten, Careca, Gullit, des joueurs très différents de moi, mais le plaisir de les voir jouer était énorme."
Et concernant le football d'aujourd'hui?
"Oh, j'ai joué avec Zidane qui a été un grand numéro 10, mais dans le championnat italien d'aujourd'hui, les attaquants sont très forts et en Europe, il y a d'excellents choix."
Dans ton livre, tu parles d'un instant de grâce absolu que tu as vécu de manière individuelle dans le football.
"En réalité, dans le football, il y a une infinité de moments où tu es seul parce que la concentration est personnelle. Toutes les pensées de la nuit, nous les partageons avec nous-mêmes dont la joie, au-delà du partage avec les copains, est personnelle. Les moments d'extase, de grâce se produisent après les buts, lorsque tu ne comprends rien, tu exultes. Les mains se jettent à droite à gauche, les yeux se ferment, les copains te sautent dessus. Cela se passe lorsque tu marques ou que ton compagnon marque, au moment où tu gagnes une compétition très importante, une finale ou le couronnement d'un parcours triomphale. Ce sont des moments sublimes dans le sport."
Concernant le match contre la Fiorentina où tu as marqué un but mémorable...
"Ce match nous a donné une force énorme, la conscience de pouvoir remonter et de gagner contre n'importe qui."
Qu'as tu le plus regretté lors des trois finales de Ligue des Champions?
"J'ai des regrets pour tout car nous étions préparés mais cela arrive lorsque l'adversaire montre qu'il a légèrement quelque chose en plus que toi. Tu en veux au destin, à tant d'autres facteurs. Malheureusement le mérite revient aux autres, à nous les tords."
Le moment de ta blessure...
"Ce moment a été dur, très difficile. Les 9 mois ont été très longs mais ça a été un parcours important sur le plan humain."
As-tu pensé à tout lâcher?
"Non, j'étais convaincu que vite tout retournait en place même s'il y a eu beaucoup de moments difficiles."
Où serais-tu allé si tu avais quitté avant que la Juve ne descende en série B?
"Je suis très heureux d'être resté et d'avoir continué avec la Juventus, parce que c'était mon premier objectif."
Tu es à 257 buts mais il y a quelqu'un qui en a fait 1 281: Pelé. Comment a-t il fait?
"C'est un record indescriptible, peut être le record le plus impossible à atteindre dans le monde sportif."
Comment as-tu fait pour hériter de manière définitive du numéro 10 de Baggio?
"Lorsque Baggio ne jouait pas, et puisque Vialli jouait avec le 9 et les autres avec le 11, j'utilisais le 10. Par contre, lorsque Baggio est parti, la règle de l'attribution des numéros pour l'année est réapparue, j'étais le dernier à le porter."
As-tu un classement personnel des meilleurs numéro 10?
"J'ai toujours été attiré par le numéro 10 mais aussi par le 9. J'y ai cru en regardant Maradona, Platini, Van Basten, Careca, Gullit, des joueurs très différents de moi, mais le plaisir de les voir jouer était énorme."
Et concernant le football d'aujourd'hui?
"Oh, j'ai joué avec Zidane qui a été un grand numéro 10, mais dans le championnat italien d'aujourd'hui, les attaquants sont très forts et en Europe, il y a d'excellents choix."
Dans ton livre, tu parles d'un instant de grâce absolu que tu as vécu de manière individuelle dans le football.
"En réalité, dans le football, il y a une infinité de moments où tu es seul parce que la concentration est personnelle. Toutes les pensées de la nuit, nous les partageons avec nous-mêmes dont la joie, au-delà du partage avec les copains, est personnelle. Les moments d'extase, de grâce se produisent après les buts, lorsque tu ne comprends rien, tu exultes. Les mains se jettent à droite à gauche, les yeux se ferment, les copains te sautent dessus. Cela se passe lorsque tu marques ou que ton compagnon marque, au moment où tu gagnes une compétition très importante, une finale ou le couronnement d'un parcours triomphale. Ce sont des moments sublimes dans le sport."
Concernant le match contre la Fiorentina où tu as marqué un but mémorable...
"Ce match nous a donné une force énorme, la conscience de pouvoir remonter et de gagner contre n'importe qui."
Qu'as tu le plus regretté lors des trois finales de Ligue des Champions?
"J'ai des regrets pour tout car nous étions préparés mais cela arrive lorsque l'adversaire montre qu'il a légèrement quelque chose en plus que toi. Tu en veux au destin, à tant d'autres facteurs. Malheureusement le mérite revient aux autres, à nous les tords."
Le moment de ta blessure...
"Ce moment a été dur, très difficile. Les 9 mois ont été très longs mais ça a été un parcours important sur le plan humain."
As-tu pensé à tout lâcher?
"Non, j'étais convaincu que vite tout retournait en place même s'il y a eu beaucoup de moments difficiles."
Où serais-tu allé si tu avais quitté avant que la Juve ne descende en série B?
"Je suis très heureux d'être resté et d'avoir continué avec la Juventus, parce que c'était mon premier objectif."
Tu es à 257 buts mais il y a quelqu'un qui en a fait 1 281: Pelé. Comment a-t il fait?
"C'est un record indescriptible, peut être le record le plus impossible à atteindre dans le monde sportif."
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