Déclarations des joueurs
Willy Sagnol
"On est vraiment content d'être passés en huitièmes. Je crois qu'on le mérite. On n'a jamais baissé les bras. Ce qui m'a vraiment plu, c'est ce qu'il s'est passé à la mi-temps. Je ne dirais pas qu'il y avait un vent d'optimisme, mais il s'est passé un truc. On s'est tous encouragé. On s'est dit qu'il ne fallait pas baisser la tête. Et, à l'arrivée, on a le résultat qu'on voulait. En huitièmes, cela va être un combat âpre face aux Espagnols. Ils ont une équipe très solide. Trois victoires en trois matches: on voit que cela marche bien de leur côté."
Franck Ribéry
"On gagne 2-0, c'est ce qu'il fallait faire. C'était difficile, il y avait le stress. J'aurais aimé marquer, c'est sûr. Mais j'espère qu'au prochain match cela va marcher. Est-ce qu'on a douté ? Non, même si c'est vrai que lorsqu'on a des occasions, quand cela ne veut pas rentrer, qu'il y a hors jeu, que le gardien fait des beaux arrêts... cela devient très difficile. Mais on savait que si on continuait, cela viendrait, c'est ce qu'on a fait".
Claude Makelele
"L'important, c'est d'avoir fait ce qu'il fallait pour passer. Maintenant, on a très envie de rencontrer l'Espagne pour prouver qu'on n'est pas là par hasard. On a besoin de jouer contre une équipe qui joue bien au ballon, qui essaie de marquer et d'aller vers l'avant. Pour moi, en plus, cela sera spécial, je vais retrouver des joueurs avec qui j'ai joué au Real Madrid. En ce qui concerne Raul, j'espère qu'il jouera, car il a prouvé que c'était un grand joueur".
William Gallas
J'ai cru qu'on allait sortir, qu'on allait être éliminés de la compétition. On a les occasions, mais le football est malheureusement parfois incompréhensible. On savait que c'était très important pour nous de gagner, on l'a fait. Cela n'a pas été évident. Parfois, dans le foot, cela passe difficilement. On aurait préféré se qualifier avec deux victoires. C'est vrai qu'à la mi-temps on s'est posé des questions. On s'est dit que le gardien togolais allait tout arrêter. Mais bon, le plus important, c'est d'avoir gagné. Maintenant, on arrive en huitièmes de finale, cela n'a rien à voir. On entre vraiment dans la compétition".
Thierry Henry :
«Je retiens la joie et le soulagement d’avoir gagné et de s’être qualifié. Mais je suis aussi content pour Patrick qui a fait un match extraordinaire le jour de son anniversaire, pour Zizou, pour la France, pour le public. Pour vous aussi les journalistes car vous n’aviez sûrement pas envie de rentrer. Personne ne voulait rentrer. Il faut savourer la qualification. Surtout après ce qui s’est passé contre la Suisse et la Corée du Sud. On a retardé l’échéance mais on est en huitièmes.»
Lilian Thuram :
«On est heureux car on n’avait vraiment pas envie que ça se termine au premier tour et parce que beaucoup de personnes sont contentes ce soir. Je pense à ceux qui font le voyage et qui sont restés devant notre hôtel pendant des heures et des heures aujourd’hui. J’ai senti une grosse envie à l’entraînement hier (NDLR : jeudi) et je me suis dit que si on faisait preuve de la même envie pendant le match, c’était impossible de ne pas se qualifier.»
Raymond Domenech :
«Nous avons joué sans Zinédine Zidane, nous avons gagné, c’est tout. Nous pourrions refaire l’histoire, mais à quoi bon ? Nous devions gagner 2-0 avec les joueurs à disposition, nous l’avons fait. Je n’aime pas parler des individualités mais je peux faire une exception : j’ai toujours dit que Patrick Vieira serait l’un des grands joueurs de cette Coupe du Monde. Il l’a confirmé ce soir.»
Fabien Barthez :
«Cela a été un match difficile, mais nous avons bien terminé. Nous avons laissé beaucoup de forces dans la bataille. Mais ce match est une belle preuve de notre force morale et physique. La qualification a été dure mais nous avons joué intelligemment ce soir.»
Eric Abidal:
"On ne voulait pas sortir : dans ces cas-là, avec la pression du match, la meilleure des choses est de rester au vestiaire et pas d'être sur le banc. Sur le but, on n'a pas hurlé, mais on a failli « se claquer » lorsqu'on a frappé sur les cantines (où sont rangés les équipements des joueurs). On attendait le premier but avec impatience, parce qu'on savait que cela allait s'enchaîner. Zizou va s'arrêter, donc c'était mieux pour lui de finir sur une bonne note. Demain, samedi, on a deux beaux anniversaires à fêter (ceux de Patrick Vieira et de Zinédine Zidane, 30 et 34 ans ce vendredi), tout en espérant qu'on soufflera d'autres bougies le 9 juillet."