Que du bonheur

Publié le par Trézéguet David

Compte Rendu du match

Après l'Espagne, les Bleus continuaient leur parcours du combattant dans ce Mondial avec ni plus ni moins que la meilleure équipe du monde, le grandissime favori de la compétition : le Brésil. De quoi raviver les glorieux souvenirs. Une affiche somptueuse pour tout le peuple français qui n'aspirait qu'à une chose : revivre l'euphorie de 1998. Mais une rencontre évidemment aux allures de revanche pour les Brésiliens, en difficulté au niveau historique face à la France en phase finale de Coupe du Monde. Rappelons au passage qu'il y a 20 ans à Guadalajara, les Bleus avaient mis fin au rêve de sacre des Auriverde… en quarts de finale (1-1, 4 tab 3). Tous les espoirs étaient permis !

Un tout petit Brésil

On a coutume de dire qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Les Bleus n’échappaient pas à ce vieil adage puisque Raymond Domenech reconduisait les 11 joueurs titulaires et victorieux face à l’Espagne. Côté brésilien, Carlos Alberto Parreira revoyait totalement son système. Adriano et Emerson étaient priés de prendre place sur le banc, remplacés par Juninho et Gilberto Silva. Un 4-2-3-1 version française beaucoup plus équilibré et quelque peu troublant pour les Bleus qui mettaient dix bonnes minutes à s’acclimater à la surprise concoctée par Parreira. Car hormis une tête hors cadre de Ronaldo (11e), Barthez passait une soirée des plus tranquilles. Jouant plus haut au fil des minutes, en se montrant tout aussi compact que face aux Espagnols, les Bleus faisaient une nouvelle fois totalement déjouer leur adversaire. Malheureusement, les partenaires de Zidane ne profitaient pas d’un Brésil hors sujet. A vrai dire, le match se révélait particulièrement cadenassé à l’image, en fait, des autres quarts de finale. Une belle remise de la tête de Thuram pour personne (34e), une bonne tête de Malouda à côté (38e) ou encore un centre de ce même Malouda, repoussé in-extremis par l’arrière garde brésilienne… La France gagnait la bataille du milieu de terrain, dominait mais ne se procurait pas de réelles opportunités. Mais sans le tacle désespéré de Juan sur Vieira qui filait seul au but et qui récoltait, pour le coup, un carton jaune aux allures d’orange vif, la France aurait pu logiquement rentrer aux vestiaires avec un petit avantage au tableau d’affichage.

Henry délivre les Bleus

Et les Français ne lâchaient rien après la pause. Toujours aussi mordants et convaincants, les Bleus ne tardaient pas à être récompensés de leurs efforts. Non sans avoir au préalable gaspiller quelques munitions : une tête de Vieira tout près d’accrocher le cadre alors qu’Henry semblait mieux placé (46e), puis une talonnade téléphonée d’Henry pour Vieira bien interceptée par Juan (53e). Mais c’est sur un énième coup de pied arrêté que les hommes de Raymond Domenech trouvaient l’ouverture. Zidane servait parfaitement Henry, étrangement seul au deuxième poteau, qui n’avait plus qu’à fusiller le pauvre Dida (0-1, 57e). Les Tricolores ne souhaitaient pas s’arrêter en si bon chemin et surtout, voulaient mettre fin à tout suspense. C’est tout d’abord Ribéry qui amusait Cafu sur le côté gauche avant de centrer pour Zidane mais Ze Roberto revenait en catastrophe et était tout proche de tromper son propre gardien (61e). Puis Ribéry avait la balle du 2-0 au bout du pied mais se heurtait à un Dida inspiré (70e). La réaction brésilienne ? Malgré les entrées d’Adriano et de Cicinho en lieu et place de Juninho et Cafu, celle-ci n’intervenait toujours pas. Il fallait attendre celle de Robinho pour apercevoir la première véritable tentative de cette deuxième période pour les Auriverde. Mais l’attaquant du Real loupait complètement sa frappe (81e). Les dernières minutes se révélaient extrêmement crispantes. Saha, entré à la place d’Henry, tirait sur Dida (90e) avant que Barthez ne sorte la seule frappe cadrée du Brésil sur un tir vicieux de Ronaldo (90e+1). Autant dire que la victoire des Bleus ne souffre d’aucune contestation. Les Français réalisent un énorme exploit en sortant le tenant du titre. Le Portugal n’a qu’à bien se tenir, mercredi prochain à Munich.

Joueurs clés et stats

Zizou, Zizou, Zizou !!! Le capitaine des Bleus a illuminé la rencontre. Lui que l’on annonçait sur le déclin, que l’on critiquait à tout va, à montrer aux Brésiliens qu’il n’avait rien à leur envier, même à 34 ans ! Zidane a fait admirer sa technique tout au long de la rencontre, offrant d’ailleurs le but à Thierry Henry sur coup franc. Pas étonnant donc que la FIFA l’ait élu homme du match ce samedi soir. Les performances de Vieira et Makelele à la récupération ont également été impressionnantes. Quand les deux jouent de cette façon, les adversaires n’ont pratiquement aucune chance de trouver des décalages et de s’infiltrer dans la surface française. C’est tout le bloc français qui est, en fait, à féliciter ! Quelle prestation magnifique !

Côté brésilien, c’est le néant. Juninho a été inexistant, Ronaldinho a confirmé que ce Mondial n’était pas le sien tandis que Ronaldo et Kaka n’ont pas non plus été à la fête. La tactique mise en place par Parreira en densifiant son milieu de terrain s’est avérée être un échec cuisant. Seul Zé Roberto a tenté de colmater les brèches mais il était bien seul.

Les Stats ne font que confirmer cet état d’impuissance de la part des Brésiliens. 7 frappes en 90 minutes dont une seule cadrée (!) alors que les Français ont frappé 9 fois au but pour 5 tentatives cadrées. Le Brésil a montré ce samedi soir son vrai visage : une équipe surcotée, incapable de mettre à mal ne serait-ce qu’une fois le bloc français. La possession de balle est, quant à elle, complètement anecdotique (55% en faveur du Brésil) puisque la France a abandonné le cuir en fin de match.

Fiche technique du match


Brésil : Dida – Cafu (cap.) (Cicinho, 76e), Lucio, Juan, Roberto Carlos – Zé Roberto, Gilberto Silva, Juninho (Adriano, 63e), Ronaldinho, Kaka (Robinho, 79e)– Ronaldo.

France : Barthez – Sagnol, Gallas, Thuram, Abidal – Makelele, Vieira – Ribéry (Govou, 77e), Zidane (cap.), Malouda (Wiltord, 81e) – Henry (Saha, 86e)..

But : Henry (57e).

Arbitre : Monsieur Luis Medina Cantalejo (ESP)

Carton jaune :
Brésil :
Cafu (25e), Juan (45e), Ronaldo (45e+2), Lucio (75e).
France : Sagnol (74e), Saha (87e), Thuram (88e).

Publicité

Publié dans News => France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
DaViD jE tAiMe TrO!! T L'uN dE mE jOuEuR pRéFéRé!! T tRo Bo Tu JoU tRo BiEn!! BoN cOuRaGe A tOi E a ToUtE l'EqUiPe!!! PoUr MeRcReDi!!! AlLe LeS bLeUs!!! GrOs KIss A tOuTe L'eQuIpE e A tOi Je Tm!!!!
Répondre
F
J admire l humilité de david il sourit malgré que domenech gache son talent, domenech a un shéma en tete et il veut pas en demordre..<br /> il a été peu filmé en cours de match mais dés qu il l étais david était concentré et souriant, cela me rassure
Répondre
V
j' avait les larmes aux yeux a la fin du match kon j' ai vue trezeguet heureux malgrer sa nn titularisation ! il merite plus ke tt le monde de jouer cette coupe du monde mais c' est pas grave il lui reste encore l' euro 2008 et une coupe du monde si il le veut !<br /> frenchemnt bon couraage a trezeguet pour cette fin de coupe du monde et meme si il ne joue plus aucun match jusqu' a la fin du mondiale pour moi il restera toujour trezegoal ! <br /> aller les bleux , bonne chance pour mercerdi !<br />  
Répondre
N
Oui il était heureux à la fin du match et c'est ce qui m'a fait plaisir et qui m'a rassurée!!!!!!!!!!!<br /> Oui il mérite de jouer et de montrer son talent!!! Peut-être qu'il sera notre héros le soir de la finale!!!!!!!!!!!!!!!!! Comme en 2000. Ce n'est ni Anelka ni Henry qui avaient marqué mais notre TREZEGOAL!!!!!!
Répondre
M
J'ai eu un grand cri de colère lorsque Domenech a fait rentrer Saha. C'était plus fort que moi, j'avais beau être entouré d'une foule de personnes, ma rage s'est exprimé. On peut se demander pourquoi lui et pourquoi pas Trézéguet. Je sais que là on a tous en tête l'envie de fêter cette victoire, et donc faut essayer de positiver et de se dire que peut être il y aurait une chance pour qu'il rentre en cours de match la prochaine fois. Il n'a pas besoin de grand chose, juste d'une chance. En tout cas, il était très heureux à l'annonce de la fin du match.
Répondre