Nous ne braderons pas nos joueurs!
Didier Deschamps prendra les rênes d'une Juventus Turin reléguée en Serie B et avec 30 points de pénalités. Il estime que la remontée dès la saison prochaine sera « pratiquement impossible. »
Didier Deschamps, nouvel entraîneur de la Juventus Turin après le départ de Fabio Capello, estime que remonter en Serie A sera très difficile voir même impossible dès la saison prochaine : « Il est difficile de parvenir en première division en une seule année. Avec 30 points de pénalisation c'est pratiquement impossible. Mais nous avons le devoir d'essayer car la Juventus doit représenter un motif d'orgueil pour nous tous. »
La Juventus a été reléguée en deuxième division, assortie de 30 points de pénalisation, après l'affaire des matchs truqués qui a secoué le Calcio. Le président de la Juventus, Giovanni Cobolli Gigli, a confirmé que l'équipe déposerait un recours contre la décision en première instance de la justice sportive annoncée vendredi.
Comme des rapaces flairant une proie, la plupart des grands clubs européens n’attendaient que ce verdict pour se jeter sur une Juventus affaiblie. Fabio Capello, qui a quitté…la Juve, il y a une semaine pour rejoindre le Real Madrid, serait ainsi très pressant pour convaincre le capitaine de la Squadra Azzurra, Fabio Cannavaro, de le rejoindre dans la capitale espagnole. Lilian Thuram, David Trezeguet ou Gianluca Zambrotta sont également annoncés en Espagne (Barça, Valence).
Pourtant, et même si le verdict prononcé vendredi soir devait être confirmé en appel, Cobolli Gigli, le président turinois, n’entend pas se laisser dépouiller de ses meilleurs éléments sans combattre. «Ce qui arrive est inconcevable. La relégation en Serie B avec 30 points de pénalité est absolument inacceptable», s’emportait-il vendredi soir avant de contre-attaquer ce samedi et de tacler l’ancien entraîneur du club. «Nous ne braderons pas nos joueurs. Beaucoup s’en iront certainement mais à leur prix réel. Si Capello, qui nous a abandonné avant ce verdict, veut nos joueurs, il devra les payer à leur juste valeur», prévient-il dans les colonnes de Marca. Le message a le mérite d’être clair.