Les réactions après le match Bosnie - France
Raymond Domenech:
J'ai vu une équipe qui réagit bien, qui reste un peu organisée, qui a montré de l'envie et qui gagne. C'est bien parce qu'on part sur cette lancée, avec ce capital confiance qui fait toute la différence. On a vu surtout des joueurs qui avaient envie. Les autres (les nouveaux) ont vu ce qui s'était passé (au Mondial), et ceux qui rentrent ont été obligés de se hisser, de grimper un peu plus et de hausser leur niveau de jeu. C'est bien et c'est l'exemple: quand on voit Patrick Vieira, Thierry Henry, William Gallas, les cadres être solides, être pratiquement avec la même envie qu'en Coupe du monde, c'est bien. Sur ce match-là, c'est bien. Sur l'envie, sur les bases de ce qu'ont montré les joueurs lors de la Coupe du monde, c'est intéressant. Physiquement, on n'était pas encore au top: il y a encore quinze jours pour les joueurs pour se préparer. Les joueurs ont bien répondu. Mavuba, ça se confirme. La concurrence est nécessaire. Ceux qui postulent doivent montrer quelque chose. Makelele reste sur un Mondial exceptionnel, il reste au-dessus des autres. Mais c'est intéressant de voir qu'il y a des jeunes joueurs qui ont envie de grignoter. Pour moi, l'idée c'était de garder les cadres jusqu'au bout (Makelele et Thuram).
Patrick Vieira:
C'était un match sérieux, et c'était bien car c'était le premier match de la saison pour beaucoup d'entre nous. Je savais que j'allais jouer tout le match. Je travaille pour ça. La Géorgie, ce sera le même match, d'ailleurs ce sera un match comme contre l'Italie, avec des provocations, et ce soir il y en a eu beaucoup. C'est bien que les jeunes arrivent en équipe de France. L'équipe et le groupe vivent bien. Oui, ce soir, on a retrouvé du plaisir à jouer. Il faut renouer avec les bases de l'équipe de France: une bonne assise défensive. Il faut faire attention aux coups de pied arrêtés qui sont nos points faibles.
Grégory Coupet:
Débuter par une victoire, il y a de quoi se réjouir. Ce match a été chaud, surtout dans le premier quart d'heure, et notamment sur leurs coups de pied arrêtés. Leur premier but en est un d'ailleurs. C'est comme ça... C'était seulement mon deuxième match de la saison, tout le monde n'était pas au même niveau physique. Le groupe est en confiance. Ma titularisation? C'est toujours une surprise. On verra pour les autres matches. Mais une chose est sûre, je suis toujours très heureux d'être gardien de l'équipe de France.
Julien Faubert:
Autour de moi, on m'a aidé, même aux entraînements, le coach m'a parlé donc on est tout de suite en confiance. Après, j'ai essayé de faire ce que je savais faire. J'ai encore beaucoup de choses à prouver. Un but, ce n'est rien du tout. Je pense que c'est ce qui a de mieux dans le football: première sélection, premier but. (Au moment du but) J'ai pensé à ma femme et mon fils qui étaient devant la télé à la maison, et c'était très fort. J'avais fait un pari avec ma femme et je suis content de l'avoir gagné: si je marquais un but, elle se jetait toute habillée dans la piscine, et je pense que c'est fait. Je vais continuer à travailler avec mon club pour essayer d'y retourner.
William Gallas:
Je suis content pour Faubert, qui marque le but de la victoire. Ca prouve qu'il y a des jeunes de qualité et qu'on a eu raison de faire appel à eux. Et ça permet aux autres jeunes joueurs de continuer à espérer. Car, il y a des joueurs qui ne vont plus être là pour les qualifications de l'Euro-2008 (Zidane a arrêté, Makelele et Thuram réfléchissent). "Make" et "Tutu", je ne sais pas s'ils ont pris leur décision. Mais parfois, il faut savoir écouter son corps. Il faut faire avec, tourner la page. Pour le groupe des vice-champions du monde que nous sommes, il faut toujours travailler sur la continuité du Mondial. Mais on peut penser qu'on aura toujours une équipe compacte, comme on l'a eu encore ce soir. On est restés solidaires. La combativité dont nous avons fait preuve ce soir nous servira en Géorgie. L'ambiance était chaude, il y avait des provocations. Mais on a su garder la tête froide.