Trézéguet: "C'est à Raymond de décider de mon avenir en titulaire
Raymond Domenech (sélectionneur de l'équipe de France)
Je suis déçu, surtout qu'on avait la possibilité de faire mieux. Ca va me donner de l'énergie pour réagir, pour la suite. On sait que ça va être dur, il faut retrouver cette agressivité qui a manqué dans le jeu, car on était dans le jeu, mais pas dans le résultat. On s'attendait à ça de la part des Ecossais, à ce qu'ils sont capables de faire. Ca remet les choses en place. Je luttais contre l'euphorie ambiante. Je le confirme, ce groupe B est très très difficile. On pensait que les favoris seraient les équipes qui étaient au Mondial (ndlr, France, Italie, Ukraine) mais l'Ecosse se pose en équipe qui va en faire souffrir d'autres et qui va poser des problèmes dans la course à la qualification. Je sais maintenant ce que l'équipe de France peut faire ou non. Jouer pour jouer ne suffit pas. Il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers. Avoir battu l'Italie (ndlr, 3-1 la 6 septembre), ça ne veut pas dire qu'on est champions du monde. Il faut retrouver toutes nos valeurs de combattants. On n'a pas marqué de but, l'adversaire en a marqué un. Tant qu'on n'a pas marqué, on ne fait pas la différence. On est à la merci d'un coup franc ou d'un corner ou d'un contre. C'est ce qui s'est passé. On a débordé, on a cherché sur le côté, mais on n'est pas passé. On était là dans les idées, oui, mais on ne l'a pas fait assez vite. On avait en face un bloc compact, avec des joueurs nombreux. On avait envisagé des possibilités, mais il faut du monde pour centrer, frapper, être à la retombée du ballon, et il faut plus de réussite, ou de conviction, appelez cela comme vous voulez. Ils nous ont laissé le ballon, on l'a pris, mais on ne l'a pas pris comme je l'avais espéré et on n'a pas pris les possibilités quand leur bloc n'était plus assez stabilisé. On a eu des débordements côté droit, côté gauche. Ce n'est pas en mettant plus de monde dans la surface, ce qui compte c'est d'amener du mouvement, arriver lancé, et ça, on n'a pas su le faire. Pour moi les Ecossais, jusqu'ici étaient fair-play. Je suis déçu du dressage des ramasseurs de balle qui ont ralenti le jeu et n'ont pas redonné le ballon tout de suite. Je suis déçu de ce côté là.
David Trezeguet (attaquant de l'équipe de France)
On a tout essayé, mais c'est encore un coup de pied arrêté qui a fait la différence. Mais un moment d'inattention fait partie du jeu, on n'est pas arrivés à trouver les solutions face à une équipe qui n'a pas trop cherché à attaquer. C'était compliqué de jouer face à une ligne défensive de cinq joueurs. La solution face à une équipe qui défend à dix aurait été de passer davantage par les côtés. Quand on attaque tout le temps et qu'en face ils ne font que défendre, ce n'est pas évident, on n'a pas eu beaucoup de possibilités pour s'exprimer. C'est à Raymond Domenech de décider de mon avenir comme titulaire.
Florent Malouda (milieu de l'équipe de France)
On n'a pas réussi à mettre un but face à une défense renforcée et on prend encore un but sur un coup de pied arrêté. On a tout essayé, mais ils se sont accrochés pour verrouiller leur but. On ne s'habitue jamais à la défaite, mais on aurait bien aimé gagner, même si le contexte était difficile
Thierry Henry (attaquant de l'équipe de France)
On n'a pas eu beaucoup d'espaces. Ils méritent leur victoire. Vous dites souvent en France que les championnats écossais ou anglais sont faciles. Mais même si en face ce n'étaient pas Nesta ou Cannavaro, on se rend compte que ce n'était pas évident. En plus, le public a soutenu son équipe à fond, c'est une situation que je connais, c'est comme ça tous les week-end avec Arsenal. En football, ce n'est pas forcément celui qui domine qui remporte le match. Aujourd'hui, il y a une équipe qui n'a eu que trois corners dans tout le match et l'autre qui a bien joué, s'est créé de belles occasions. Le chemin est long pour la qualification. Aujourd'hui, on a tout essayé, il y a eu des tirs sur le poteau, des frappes, des déviations. On a essayé des centres, de jouer sur les côtés. Mais l'Ecosse a gagné avec une manière qui était peut-être planifiée avant le match. Quand on perd avec Arsenal, c'est souvent de cette manière. Là, je ne cherche pas d'excuses, mais je suis rôdé sur ce genre de match où dominer n'est pas gagner. On aurait pu se mettre à l'abri avant, mais je les connais, les équipes comme l'Ecosse, à 1-0, on ne peut plus revenir. C'est un bon réveil.