Interview de Trézéguet dans Onze
Voici l'interview du magazine Onze du mois de novembre.
Merci à Nawel de me l'avoir transmis.
L'avant-centre de la Juventus et de l'équipe de France fait débat. Ses qualités de buteur ne sont pas en doute, mais son profil correspond-t-il encore au style de jeu pratiqué par les Bleus? Lui préfère mettre en avant ses stats et le soutien indéfectible de ses coéquipiers et du public.
La défaite en Ecosse a réveillé les critiques. Tu serais plus efficace en tant que joker que comme titulaire?
Il parait que je n'ai plus le niveau pour évoluer en Equipe de France. Parfois j'ai l'impression d'être une cible. Heureusement, je ne doute pas. Je suis en équipe de France depuis janvier 1998. J'ai gagné la coupe du monde et l'Euro. J'ai marqué 31 buts en 68 sélections. Je me donne à fond à chaque match. Je n'ai rien à démontrer.
Considères-tu ton doublé face aux Féroé comme une revanche?
Notre adversaire était limité. Je ne considère donc ça comme une revanche, même si réaliser un doublé fait toujours du bien au moral d'un attaquant. Mais le plus important c'est d'avoir gagné.
Tu traverses une période difficile...
Qu'on doute de mes qualités, ce n'est pas grave. Le plus important, c'est d'avoir le soutien du public et de mes coéquipiers. Eux m'ont toujours aidé. Même après la finale de la Coupe du Monde, ils ne m'ont jamais laché...
Le fait que la Juventus évolue en série B constitue-t-il un désavantage?
Avec mon club, la situation n'est pas évidente. Cela dit, la Juve reste une grande équipe, beaucoup d'équipes de première division rêveraient d'avoir notre effectif et je vous assure que le niveau de la série B est très élevé. Mais le problème n'est pas là. En Ecosse, j'ai buté constamment sur une ligne de 5 défenseurs. Il aurait peut être fallu passer davantage par les cotés. Quant à savoir si j'ai ma place dans l'équipe, c'est au sélectionneur de la décider.
