7 ans à la Juve
Année 2000/2001, année de bonheur, de gloire, de changement. Trézéguet devient grand et arrive par la grande porte dans ce club mythique, celui de la Juventus de Turin. Mais les débuts ne sont pas faciles, la Juventus est éliminée de la Ligue des Champions et de la coupe d’Italie. Un jeune homme trop souvent laissé sur le banc, va changer la donne lors d’un match où la Juve est menée par 2 buts et en quelques secondes, permet à l’équipe d’imposer le nul. Mais il connaît sa première blessure en 2001, et le club perd le titre. Ayant peu joué, il ne mâche pas ses mots dans des interviews en affirmant être déçu par le club. Cette année là, Trézéguet ne marque que 14 buts en championnat, mais ils représenteront le début d’une histoire incroyable sous le maillot de la Vieille Dame.
Année 2001/2002, Trézéguet inscrit 24 buts en championnat et 8 en Ligue des Champions. Il est déclaré meilleur buteur du calcio, sans avoir cependant jamais tiré de penalty, ce qui rehausse sa performance. Il faut remonter 17 ans en arrière pour retrouver un tel attaquant dans les rangs de la Vieille Dame, c’est-à-dire Platini. Sa présence dans les surfaces et son talent ne font plus de doutes, Trézéguet devient Trézégol. Le soir de la fête pour le scudetto, des milliers de tifosi convergent dans les centres villes habillés de blanc et noir en hurlant son nom.
Année 2002/2003 est une année sombre pour le joueur. Il ne joue que 17 matchs et ne marque que 9 fois. Après le mondial catastrophique, David est touché par les blessures. Il n’est sélectionné que 3 fois en Equipe de France. Mais on se souviendra de ce beau parcours en Ligue des Champions où la Juve arrive jusqu’en finale. A croire que les histoires se répètent, David est le premier à tirer pour la Juve et le manque. Ce trophée est le seul manquant à son palmarès, et il compte bien un jour l’obtenir.
Année 2003/2004, fin de l’ère Santini qui croyait encore en David, et arrivée de Domenech. Cette année montre également un retour du buteur avec 16 réalisations en 25 matchs, soit 0,64 buts par match, une performance incroyable. Le match de référence est celui de la Juve face à Modène où Trézéguet inscrit un doublé et permet de placer le club à la seconde place. Trézégol, c’est un peu l’homme des grandes occasions, qui est là pour vous donner ce petit coup de pouce au bon moment. Petite info, Deschamps était déjà appelé à devenir le sélectionneur de l’Italie, comme quoi, il était destiné à travailler dans ce pays. Cette année là, Trézéguet signe également son nouveau contrat qui le fait prolonger jusqu’en 2008, contrat qui fait sujet polémique en justice car on aurait peut être utilisé des moyens de pression pour le faire signer.
Année 2004/2005, à l’image de celle de 2003, elle est marquée par de longues blessures qui l’éloignent des terrains durant des mois. Il inscrit quand même 9 buts en 17 matchs, ce qui fait une moyenne de 0,52 buts par match. Il conclura son passage en Ligue par un magnifique but face au Real Madrid, dont la fameuse reprise acrobatique. On peut retenir cela de ce joueur, lorsqu’il joue, il marque. Les blessures ne l’empêchent pas d’avoir des moyennes incontestables dont peu d’attaquants peuvent égaliser.
Année 2005/2006, ce sont 23 buts marqués, dont le passage des 100 buts sous le maillot turinois. Trézéguet réalise une belle saison malgré quelques blessures au passage et le turn-over pratiqué par Capello. Selon ses propos, cette année est l’une des plus belles pour lui en championnat. Mais tout cela sera terni par l’affaire calcio.
Année 2006/2007, cela se passe actuellement en série B. Après un mercato d’été très chargé, des demandes innombrables du Real, Chelsea, Manchester U, Milan AC, Inter Milan, OL, Barcelone, Fenerbahce, Trézéguet est contraint de rester au club par son nouvel entraîneur qui est Deschamps. Cette saison commence plutôt timidement avec 5 buts, mais peut être expliquée par les blessures aux cuisses du joueur.
Mais le coup de blues du joueur se fait sentir depuis quelques temps. Cèdera-t-il aux appels des clubs lors du mercato d'hiver?

Realisation: Fat & Miss Lili