Domenech: "Je n'agis jamais sous la pression"
Répondant à l'invitation de Gervais Martel, Raymond Domenech a bravé les vents violents pour effectuer le court trajet entre Paris et l'Artois. Une occasion supplémentaire d'expliquer ses (non) choix et de revenir, évidemment, sur une Coupe du Monde qui, à son corps défendant, a fait évoluer son statut.
"Je n'agis jamais sous la pression, jamais dans l'affectif, je suis dans la froideur», rappelle ainsi l'ancien Lyonnais. «Je le répète souvent : j'arrive à comprendre que les gens ne me comprennent pas. Je ne suis pas toujours clair et on ne peut pas tout expliquer. Par exemple, je connais Mathieu (NDLR : Bodmer). C'est lui qui va ouvrir la porte. En revanche, je connaissais moins Higuain. Je voulais le voir tout de suite. A l'heure actuelle, on exige des jeunes qu'ils puissent être pros à 18, 19 ans. J'ai l'impression qu'il y a un relâchement à ce niveau là. Ca vient de tout le monde. C'est une chose qu'il faut travailler."
"Je suis légitime parce que je suis en poste. Le jour où l'on me dira "ça suffit", je m'en irai. D'ailleurs, je n'ai jamais senti, dans la rue, des attaques, des critiques. Il y a un côté chaleureux quand je me promène. Et pas à cause de la Coupe du Monde."
"Mon but n'était pas de devenir sélectionneur mais de gagner le mondial. Si j'avais eu une équipe de pipes, je n'aurais pas dit cela. Mon travail a été de les persuader que leur niveau n'était pas celui de 2002 et de 2004. L'idée de la liste est également importante. Il y a deux volets : ceux qui vont jouer et ceux qui ne vont pas jouer. Ceux là ne doivent pas s'imaginer meilleurs que ceux qui jouent. S'ils sortent leurs états d'âmes, c'est mort."
"Je ne pourrai effacer Berlin que si l'on se qualifie pour l'Euro 2008"