Interview de David dans l'Equipe Magazine

Publié le par Trézéguet David

Voici l'interview de David Trézéguet dans L'Equipe Magazine, réalisée par Laurent Coadic.
Merci à Isabel de m'avoir envoyé le scann dont je vous ai retransmis le contenu ainsi qu'à Clara pour la fin.

Un mondial amer, la descente en série B avec la Juventus, France - Argentine mercredi prochain au stade de France... Sortant de son mutisme coutumier, le Franco-Argentin, 3ème meilleur buteur de l'histoire des Bleus, évoque ces moments forts de son histoire de footballeur.

Turin, jeudi 25 février. Centre d'entrainement de la Juventus. Le thermomètre frise les -5°. David Trézéguet sort de la douche, grelottant sous un blouson en cuir marron pas du tout de saison. "Ici c'est toujours comme ça. Il fait tellement froid que les entrainements ont lieu l'après-midi." De l'autre coté des vitres des bureaux de Vinovo, Didier Deschamps qui vient de diriger une séance d'entrainement bien tranquille étire une partie de tennis-ballon avec 3 de ses adjoints jusqu'à l'ultime rayon de soleil. 17 heures. Courtois, le franco-argentin se prête docilement à une courte séance photo avant de rentrer se mettre au chaud. L'interview aurait dû avoir lieu en avril dernier, mais éliminée de la Ligue des Champions et au coeur d'un scandale de fraude, la Juventus avait imposé le silence à ses joueurs. Elle fut reportée avant le départ de l'Equipe de France en Allemagne mais cette fois ce sont les cadres des Bleus qui ont préféré faire retraite médiatique. Puis ce fut une longue bouderie mêlée d'introspection après un mondial cauchemardesque. France - Argentine se profilait. L'occasion idéale de tenter de faire parler ce grand garçon farouche.

Que faisiez-vous le 26 mars 1986?
(Surpris) Euh ... j'étais un gamin qui ...

C'était le dernier France - Argentine, au Parc des Princes (2-0).
Un match amical? Je ne savais pas... Mes premiers souvenirs de football, c'est la Coupe du Monde 1986. J'étais à Buenos Aires. Michel Platini, le maillot bleu ... Ce sont mes premières images de la France. Le souvenir le plus beau, c'est lorsque Luis (Fernandez) marque son pénalty contre le Brésil. Après je l'ai connu comme coach à Paris en 1995. Ca m'a touché même si je ne connaissais pas trop les joueurs de l'équipe nationale, à part Platini.

En 1986, l'Argentine gagne le Mondial. Vous étiez dans la rue?
Oui, dans mon quartier de Florida. C'était la fête, la folie. C'était fort. C'est un pays qui a beaucoup souffert. Et quand on gagne un titre de ce niveau, ça touche beaucoup plus encore qu'ailleurs. En Argentine, le foot, c'est la vie! Il permet de laisser de coté tous les problèmes sociaux. J'ai vécu toute ma vie avec l'image de Maradona brandissant la coupe du monde.

Que représente pour vous ce France - Argentine du 7 février?
Ca va me toucher. C'est le match que je voulais faire depuis longtemps. Ce sera le premier, peut être le dernier, on ne sait jamais. Je n'ai jamais joué contre eux. Ca fait bizare. C'est plus qu'un match. L'Argentine, c'est le pays qui m'a tout donné, de 3 à 17 ans. J'y ai mes amis, ma famille... C'est la moitié de mon coeur! Mon oncle va peut être venir, mes amis, la grosse communauté argentine de Paris. Ca va être fort.

Recemment, pendant vos vacances à Buenos Aires, vous disiez que finir votre carrière dans le Championnat argentin, peut être à Boca Juniors, serait une belle expérience.
Oui, même si j'ai envie de continuer ici cinq ou six ans. Quand j'ai quitté l'Argentine, j'étais un inconnu. Alors ça peut me donner l'envie de finir là bas.

Surtout si Maradona vous le demande...
C'est une de mes idoles! Je l'ai rencontré chez lui, pendant ces vacances. Il m'a invité à dîner avec mes amis. Passer un moment à table, ensemble, discuter de football, de la vie, ça m'a touché. On a surtout parlé du calcio. C'était quelqu'un d'assez simple, il aime son pays, il a une passion du ballon assez extraordinaire. Parler avec lui, ça fait du bien. La première fois que je l'ai rencontré, c'était à Naples, pour le jubilé de Ciro Ferrara, en 2005, 80 000 spectateurs chantaient son nom, c'était fort. Ensuite, il y a eu un diner. Il était là. Je me suis approché, avec un peu de ... Pas de peur mais il m'impressionnait! On a fait connaissance. Après la finale de la Coupe du Monde, à Berlin, il était là aussi. Il est venu nous voir à l'hotel. Il m'a dit que lui aussi avait connu la même chose que moi, même si ce n'était pas en finale du Mondial. Ca m'a fait du bien de le voir.

Cette nuit du 9 juillet, vous avez décidé de laisser tomber l'Equipe de France.
Oui, cette nuit là, le jour d'après ... J'ai vécu un mondial un peu difficile. Je venais de passer une année extraordinaire. J'avais beaucoup marqué avec la Juventus. Mon ambition était de faire une Coupe du Monde de haut niveau. A mon age, ce n'est peut être pas la dernière, mais c'était le bon moment et les bonnes conditions pour faire un bon Mondial. En Allemagne, je me suis senti un peu à part, à coté...

Inutile?
Un peu, oui. Ca a été tout le temps la même équipe pendant 7 matchs, avec un système dans lequel je n'avais pas la possibilité de jouer. Après, je me suis demandé s'il ne valait pas mieux laisser ma place à quelqu'un de plus adapté au système de Domenech. De retour en France, j'ai senti que tout un pays était avec moi. J'ai été touché. Je me suis dis que je ne pouvais pas partir sur un échec. Je me suis rendu compte que les gens m'aimaient bien. Qu'ils étaient conscients qu'à chaque fois que je porte le maillot bleu, j'essaye de tout donner. Ca me touche beaucoup. Je suis quelqu'un qui a été adopté par un pays et je lui dois peut être plus de respect qu'à un autre. Je n'oublie pas non plus le match face aux Féroé, à Sochaux. J'ai été surpris. 20 000 personnes chantaient mon nom. Ca fait du bien.

Quand avez vous décidé de continuer?
Juste après notre apparition au balcon de l'hotel Crillon. Voir tous ces gens, ça m'a... Ma femme était avec moi. Elle a compris tout de suite. Jusque là, j'étais mal. Mal dans ma peau. Je me disais: "Les titulaires ont fait des efforts pour arriver en finale..." et ça a été à moi de payer. Je voulais .. Même si je n'avais pas la possibilité de faire plus, je voulais quand même la gagner, cette Coupe du Monde.

Vous vous êtes senti coupable d'avoir tiré votre pénalty sur la barre?
Oui! (Silence) En plus on perd 5-4... On passe à autre chose mais on n'oublie pas. J'ai mis 3 ou 4 mois jusqu'à la fin de l'année, en fait, pour accepter tout ça. Je suis parti en Argentine avec mes proches. 2007 est un nouveau départ.

Vous dites souvent que les gens sont plus ouverts en Argentine. C'est ce qui vous manque le plus?
Non non, je trouve que les argentins calculent moins, peut être. Ils font, sans réfléchir, quelquefois bien, parfois moins bien. C'est plus chaleureux là bas, mais je me suis bien adapté à Monaco et Turin, même si, ici, la ville, le froid, ce n'est pas évident.

C'est contradictoire. Vous dites que vous aimez l'esprit ouvert des Argentins mais vous êtes assez renfermé...
Oui je suis comme ça! Enfin je suis comme ça dans le foot. Dans notre sport, l'aspect négatif, c'est qu'on est parfois approché seulement pour l'argent. Il faut être conscient qu'on n'a que 2 ou 3 potes. Moi je l'ai compris à 17 ans, quand je suis entré dans le monde professionnel. Mais je suis bien dans ma vie, avec mes amis, ma famille et je ne ressens pas le besoin d'être plus ouvert. Je suis conscient de payer peut être un peu ma non-communication avec la presse. Mais je veux être aimé pour ma façon d'être sur le terrain. Je n'ai pas besoin qu'on s'interesse à ma vie privée.

On a l'impression que vous vous êtes renfermé un peu plus avec le temps. Dans le passé, vous n'hésitiez pas à aller trouver Lemerre ou Santini en équipe de France, ou Ancelotti, quand il vous préférait Inzaghi, à la Juventus.
Avec Domenech, je n'ai pas le même rapport qu'avec les autres. Il fait ses choix et je les accepte. Je ne vais pas lui demander d'être parmi les titulaires ou pas. Je suis quelqu'un qui ne parle pas beaucoup, mais, quand je le fais, c'est pour dire quelque chose de positif. Quand on n'est pas dans la même ligne que moi, je n'ai pas envie de parler. Domenech, tout ce que j'avais à lui dire, je le lui ai dis après le Mondial.

Que vous êtes-vous dit?
Ce n'est pas qu'on a mis les choses au clair parce que c'était fini. Mais je lui ai dis qu'on était 23 et pas 11. Après, m'as-t-il entendu... Ce sont ses choix.

Et, depuis, la communication a été rétablie?
Non. Je suis à disposition de l'équipe nationale, pas de Domenech. S'il pense qu'il peut me convoquer, c'est bien. Sinon je travaille pour revenir.

A vos débuts internationaux, vous ne vous sentiez pas français. Comment s'est arrivé?
Avec le temps et tout ce que j'ai vécu avec cette équipe de France: le Mondial 98, l'Euro 2000, Lolo, Fabien, Didier Deschamps, Marcel... Au début, on est là, on ne sait pas trop. Et puis, avec le temps, on sent l'amour pour le maillot. Ca donne envie de venir et après, on n'a plus envie de partir. A mon arrivée en France, j'ai dû m'adapter jusque dans les plus petits détails de la vie. Avant je déjeunais à 15h et dinais à 23h. Quand je suis arrivé, j'ai été surpris par la discipline qu'il y avait tout le temps. Le lundi, on fait ça. Le mardi on fait ça. Le samedi, on ne peut pas faire ça parce qu'on le fera lundi. Moi, mon tempérament, c'est d'être tout le temps avec mes potes, ma famille. Chez moi, on est tout le temps 6 ou 7. Je fais des diners, j'aime bien voir des gens. Le fait de débuter à Monaco m'a beaucoup aidé avec le soleil, la mer...

Mais, concernant votre parcours en Equipe de France, vous êtes très agacé de n'être pas reconnu comme vous pensez devoir l'être. Comme le troisième buteur de l'histoire des Bleus...
Oui, oui. Je n'accepte pas. Dans d'autres pays, quand on a la possibilité d'avoir des mecs qui marquent beaucoup, on ne se pose pas de questions. Nous, on réfléchit. Je ne peux pas l'accepter! Quand on a Titi qui marque 40 buts et moi, il n'y a pas trop de choix à faire. Je vois ce qui se passe au Brésil, en Italie... Il a été l'avant-centre de l'équipe nationale parce qu'il a marqué 30 buts en championnat. Après, Lippi s'est adapté à ses qualités. Nous on se pose beaucoup de questions: il est bien? moins bien? faut-il jouer avec une ou deux pointes? En 4-4-2, 3-5-2? Des fois, à écouter la télé, les systèmes ressemblent à des numéros de téléphone! Quand on a la qualité, on a la qualité. On est tous conscients que, contre l'Italie, même avec le carton rouge de Zizou, si on avait attaqué plus, on gagnait avec certitude.

C'est français ça, de toujours se demander quel est le meilleur système?
Oui, ça doit l'être! Moi je suis d'un pays où l'on ne s'écarte pas de l'objectif du foot: marquer des buts. En Italie aussi, on réfléchit beaucoup moins. Il faut gagner, point final. Après, les systèmes...

Jean-Pierre Papin gardait tous ses buts en vidéo. Et vous?
Moi aussi. Je suis assez fanatique. Ma mère, plus encore peut être. Oui, j'aime bien les regarder. En plus, j'ai eu l'occasion de dépasser Michel Platini et de devenir le premier buteur étranger de l'histoire de la Juventus. Quand je marque, je ressens du plaisir. Je suis celui qui finit le travail des autres.

Djorkaeff aimait tellement marquer qu'il profitait de chaque détail, jusqu'au bruissement du ballon sur les filets...
(rires) J'écoutais beaucoup ses conseils. J'aimais bien sa façon d'être. On n'avait pas les mêmes qualités mais les mêmes sensations, la même façon de faire. Il m'a beaucoup aidé. Il a tout le temps cru en mes qualités.

Lui aussi avait la réputation d'être solitaire.
Oui c'est peut être aussi pour ça qu'on s'entendait bien! (Il réfléchit) Je ne suis pas quelqu'un de solitaire. J'ai toujours besoin de monde autour de moi mais je ne ressens pas le besoin d'être approché en dehors de mon cercle.

Vous êtes d'ailleurs toujours entouré des mêmes potes.
Oui, Fédérico et Christian. On se connait depuis qu'on a 4 ans. On a vécu dans le même quartier de Buenos Aires. Au début, on était 10, après 7, 4 et là on est 3. C'est la vie! Trente ans, ce n'est plus comme 20. Chacun fait sa vie. Mais Fédérico et Christian travaillent pour moi, dans tout ce qui concerne la presse, mes contrats. Je fais confiance aux gens qui sont avec moi par amitié, pas par contrat.

Votre père est votre agent également. On sent beaucoup de méfiance chez vous...
Je suis assez méfiant, depuis tout petit. Peut être parce que mon père était joueur aussi. J'ai beaucoup écouté ses conseils.

Vous avez peu de vrais amis dans le foot?
Pas beaucoup, c'est vrai. C'est le cas pour la plupart des joueurs. A l'époque du titre gagné avec Monaco, on se voyait tout le temps avec Lamouchi, Barthez, Gallardo, Giuly. Ici, avec le temps, je suis devenu très proche de Camoranesi. Et je m'entends bien avec Del Piero ou Buffon aussi.

On a beaucoup parlé de tensions avec Thierry Henry ces derniers temps. Vous êtes potes, copains ou réellement amis?
On est proches. Il a été le premier à m'approcher et à m'aider à Monaco. Ca, on ne peut pas l'oublier. (Il souffle) Même si là on est loin l'un de l'autre on s'appelle. Tout ce qu'on peut dire autour ne me touche pas.

N'empêche qu'il peut aussi y avoir des tensions, même entre amis...
Ah! Bien sûr! Quand on est en équipe nationale, on veut tous jouer. Mais c'est de la bonne tension. Pendant le Mondial, même ceux qui ne jouaient pas ont beaucoup aidé l'équipe à aller au bout.

Recemment sur Canal+, Thuram, Makelele et Sagnol ont enfin reconnu que Zidane et son coup de tête avaient précipité la défaite en finale du Mondial. Vous en pensez quoi?
Il sait très bien qu'il a eu tord. Si on avait été au bout à onze, on était sûr de gagner. On ne l'accepte pas, vu ses qualités. C'était le guide de l'équipe. J'étais juste à coté quand ça s'est passé. Je n'ai pas compris. Une situation comme ça, dans une finale... C'est dommage de finir comme ça, mais on ne peut pas oublier tout ce qu'il a fait pour l'équipe nationale et l'image du pays.

Votre histoire avec l'équipe de France a toujours été compliquée. Y a-t-il eu moment de plénitude?
Non. Ca a tout le temps été difficile. Mais j'ai toujours été fier d'être convoqué, d'être là et de tout donner quand on fait appel à moi.

Avez-vous déjà regretté d'avoir choisi la nationalité française ?
Jamais ! Ca a été mon choix à l'époque des moins de 17 ans. Ça a été délicat à faire, mais ça a été le bon choix.

Mais, aujourd'hui, vous pourriez être un titulaire indiscutable en équipe Argentine !
Oui, bien sûr. Parce qu'il y a cette culture de l'avant-centre. Mais, à titre personnel, 1998 et 2000, c'a été fort. Le but en finale de l'Euro, c'est le plus beau but de ma carrière. Le plus fort. J'espère qu'on gagnera encore un Mondial ou un Euro, mais le premier titre, c'est toujours le meilleur.

En 2000, vous disiez que si vous n'aviez pas marqué le but victorieux, vous ne vous seriez pas senti champion d'Europe. Vous sentez-vous vice-champion du monde ?
Non ! Par rapport à mon statut dans mon club, par rapport aux internationaux de la Juve, tous titulaires dans leur équipe nationale, non. En plus, finir deuxième... On est content du parcours, mais ce n'est pas pareil. C'est comme jouer en Série B... Ca a été difficile. C'est un championnat pas évident. Le niveau n'est pas évident non plus ! Et je suis conscient que je peux être défavorisé en équipe nationale. Je me mets à la place de Cissé ou Saha : ils jouent en Première Division. J'accepte les conditions. Quand on sera remontés en Série A, ce sera une autre histoire. Ça n'a pas été évident de me retrouver dans une équipe dont la moitié des titulaires sont partis. Le but était de gagner la Ligue des champions et, en deux mois, on se retrouve en Série B... Et, en quelques semaines, votre palmarès s'est aussi allégé de deux titres de champion... Ça ne me touche pas. On a montré qu'on était les plus forts. Mais la justice a mis au jour un système de fraudes que des dirigeants de la Juventus avaient mis en place.

Vous êtes-vous posé des questions rétrospectivement ?
Non. On a gagné les deux championnats avec presque 15 points d'écart. On était les plus forts. Tout ce qu'on dit après... Mais le fait est que la Juventus a triché. Bien sûr. La réalité est là. Tout ça a été difficile à accepter. Pour la plupart d'entre nous, on a mis trois ou quatre mois. Mais là, ça se passe bien. On est premiers. La Juventus est un club de haut niveau et va le rester.

On vous sait attiré par l'Espagne. Allez-vous rester à la Juventus ?
J'ai passé sept ans ici et on était parmi les meilleurs. J'accepte de rester, mais à la condition d'avoir une équipe pour jouer le titre.

Comment arrivez-vous à garder votre motivation alors que vous avez commencé votre carrière par une victoire en Coupe du monde...
La saison d'après m'a vite ramené sur terre. Je suis passé de 80000 spectateurs à 2500, à Monaco ! Ca a été un choc. Tout ce qui est venu après, c'a été du bonus. Brandir la coupe du monde, c'était tenir celle qu'avait portée Maradona en 1986... Ca a été mon premier sentiment, oui ! Quand on a vécu ça, on peut gagner tous les autres titres, mais ça ne remplace pas cette sensation. Ça tient du rêve...

Après le foot, ce sera quoi?
Continuer à travailler dans le foot. Je ne sais pas encore dans quel rôle, mais pas entraîneur. Et j'espère que ce sera dans longtemps.

En France ?
Oui. Depuis que mon fils est né, la moitié de mon cœur est ici. Je reste, C'est décidé. Ma famille est à Monaco. Celle de ma femme aussi. Mes amis sont là. Ma vie va y continuer.

Vous pouvez voir les photos accompagnant l'article en cliquant ci-dessous:
Photo : equipe01 

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Publié dans Interview

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S
Quand j'ai vu cet article, mon coeur s'est mis à battre fort, mais fort !! Waouu J'ai passé au moins une heure à lire l'interview, j'en dégustais chaque mot, je lisais chaque  question/réponse au moins 3 fois !!Merci les Bleus !!! Vivement demain, France-Argentine ! Je croise fooooort les doigts pour David !!
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P
je l'aime ce type ^^
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F
lutin je ne pense pas que cissé va évincer david..enfin j espere pas! jm bien ces deux la mais s il ya un choix a faire c david pour sûr!<br /> son interview est sincere comme dab, il parle avec le coeur de son parcours et de sa famille<br /> le cercle famille - amis c bien , toutefois il faut pas qu il oublie son public , il devrait nous parler sur le site de lili ce serait bien
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M
Lol Nawel, c'est pas grave, ça peut arriver d'avoir des choses à faire donc ne te tracasse pas.
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N
Bonsoir à toutes et à tous,<br /> Je voudrais m'excuser auprès de toi Lili pour ne pas t'avoir envoyé le scan de l'interview de David. En fait, j'avais un baptème aujourd'hui et je n'ai pu récupérer un exemplaire du magazine que ce soir et in extremis!!!<br /> J'espère que tu ne m'en voudras pas!!!<br /> Et à toutes les filles qui ont l'habitude de venir discuter ici : JE VOUS EMBRASSE TRES FORT!!<br /> Petit mot particulier pour Tiphanie, j'ai reçu ton mail. Je te réponds sans faute demain!!<br /> ENORMES BISOUS
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