Trézéguet: Les pénalty, il faut avoir de la chance
Dans la maison d'un ami à Paris, le journal Olé a interviewé David Trézéguet avant le match France - Argentine. En raison de la suspension des matchs du calcio, le joueur est arrivé dans la nuit de samedi et s'est diverti avec ses amis.
Que te disent tes amis alors que tu vas affronter la Sélection (Argentine)?
Logiquement, ils savent que pour moi c'est un match spécial, que j'ai très envie de jouer. Ce sera ma première fois face à l'Argentine. C'est spécial pour tout le monde.
Et que veulent-ils?
Ils veulent tout d'abord que j'aille bien, que je sente bien les choses dans un match aussi important que celui-ci, contre une grand équipe. Ils vont m'encourager.
Mais qui veulent-ils voir gagner?
(Rires) Mes amis veulent que je joue bien mais ils veulent voir gagner l'Argentine. C'est ainsi.
Ce Trézéguet n'a logiquement rien à voir avec celui d'il y a 12 ans à Platense. Aujourd'hui c'est une star dans son pays, élu parmi les 8 sportifs préférés, champion du calcio qui est resté à la Juve malgré la relégation en série B. Il survit parmi les Bleus, où il a été sacré champion du monde dans ce même stade, Saint-Denis, ainsi que champion d'Europe. Un mec hyper reconnu qui a été en janvier à Buenos Aires dans une situation inédite pour lui.
Pourquoi l'Argentine a-t-elle de grands joueurs mais pourtant ne gagne rien?
Je crois qu'en ce qui est du Mondial, elle a manqué de chance, elle a fait un très bon match face à l'Allemagne, et était l'une des équipes avec le plus beau football. C'est regrettable que durant les 20 dernières minutes, elle ait douté. Après je l'ai vécu aussi: les pénalty il faut savoir les tirer et avoir de la chance.
Crois tu en la génération d'Ayala, Crespo ou bien est il venu l'heure du changement?
Non ils sont nécessaires. Hernan a fait un grand championnat en Italie, et Roberto est depuis des années le meilleur central.
Et quel est l'argentin que tu préfères?
Messi. Il a démontré à Barcelone son potentiel. C'est celui qui peut donner un statut de qualité à l'Argentine.
Après tant d'années jouées en Italie, crois tu au football sans liason?
Je le dis en étant devant, les numéros 10 sont très importants. Ils ont disparu mais on cherche d'autres types.
La France ressent-elle l'absence de Zidane?
Oui, c'est un moment de transition et nous allons essayer un autre système.
Que fais tu si tu nous mets un but?
(Rire complice) Je ne sais pas, je suis sincère. Je l'ai toujours dis: je suis né en France, j'ai vécu entre 3 et 17 ans en Argentine et la France est le pays qui m'a adopté.
Merci à isabel pour le scann