L'Italie de Boumsong: trop de racisme
Une licence en mathématique à l'université du Havres, la création d'une association, l'Adna, dans le but de trouver des fonds pour des projets humanitaires au Cameroun, là où il est né. Voici une partie de la vie de Boumsong, défenseur bianconero. "Je suis resté à Douala juqu'à 14 ans, ensuite, avec maman et mes 5 frères, je suis arrivé en France. La première année, ce n'était pas facile de vivre dans un appartement très petit pendant que ma mère cherchait du travail."
Et il a commencé à être confronté à un mot: le racisme. "Ma maman téléphonait pour un emploi, mais lorsqu'elle se présentait, tout à coup, il n'y avait plus de place." Pourtant, après la victoire au Mondial 98, un nouveau slogan apparaissait: "Black, blanc, beur." C'était la France de Zidane, un franco-algérien.
Il a connu d'autres expérience en Grande Bretagne, lorsqu'il jouait avec les Glasgow Rangers et Newcaste: "Ils sont un peu plus tolérants: il suffit de regarder la tv où il y a beaucoup plus de présentateurs noirs." Pour son arrivée en Italie, il n'avait pas reçu d'idées réconfortantes à ce sujet: "Ici, il y a un peu plus de racisme par rapport à la France et la Grande Bretagne, c'est mon impression. Presque qu'à chaque match, il y a toujours quelqu'un prêt à huer. C'est une triste chose parce que l'Italie est un pays avec une grande histoire, de grands talents. A Turin, tu sens l'histoire autour de toi. Mais les joueurs m'avaient déjà parlé de ce racisme."
L'anditote ne semble pas encore avoir été inventé. Celui de Boumsong? "La chose la plus importante est l'éducation, celle de la famille et de l'école: il faut enseigner aux enfants que la différence est une richesse." Boumsong se plait comme citoyen du monde, mais pour l'équipe nationale, il a dû choisir: "Lorsque je retourne au Cameroun, ils m'appellent "traitre", mais j'aime ces deux pays: le Cameroun est mon père, la France est ma mère." En Afrique, on le trouvait trop gracile pour le football. Ce refrain sonne faux maintenant avec ses 1m90 pour 85 kilos.
Pendant qu'il jouait, il a passé sa licence de mathématique. "La passion pour les nombres et la géométrie, je l'ai depuis que je suis petit. En mathématique, tout est très logique: tu peux parcourir différents chemins pour arriver à une même solution." Sur le terrain, tout est moins linéaire. Comme à Rimini où l'action du but encaissé par les bianconeri s'est faite sur une erreur de Boumsong: "Ce que j'en ai pensé? Que ce n'était pas la meilleure des manières de commencer. Mais la vie est ainsi." La confiance cependant ne manque pas: "Avec la Juve, je veux lutter pour le scudetto et la Ligue des Champions. Je dois m'améliorer sur la concentration. J'ai toujours pensé que si tu travailles fort, tôt ou tard, tu y arrives."
source: La Stampa
traduc: Miss Lili
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Au passage, j'en profite pour saluer la famille ainsi que le dirigeant du site officiel de Boumsong qui passe sur ce site. Continuez à soutenir le joueur comme vous le faites, ainsi qu'à être très actif dans votre association l'Adna. Vous avez tout notre soutien.
Miss Lili