Scandale: Verone pas sanctionnée pour les sifflets!
Verone, excusez vous au moins: une amende certes mais pour les pétards. Silence pour les sifflets infligés à Boumsong. "Il faut lutter pour que cela change. On ne peut pas s'habituer à de tels gestes d'incivilité. Tant d'enfants viennent au match pour vivre une journée de fête."
Regardez le dans les yeux et demandez lui pardon! Il suffit d'avoir une conscience. Parce que c'est un véritable scandale, et il n'existe pas de mots pour illustrer ce qui ne s'est pas passé avec Verone - Juventus. Tous ont senti et ressenti les sifflets dirigés vers Zébina et Boumsong lors de la rencontre. Selon Jean-Claude Blanc, les tifosi s'amusaient à attendre les actions pour pouvoir hurler des insultes racistes. Mais lorsqu'on regarde les sanctions, Verone a subi une amende de 2 000 euros, mais pour des pétards lancés à la 35ème minute. Et le buuu? Tous ont entendu sauf deux... Tous sauf l'arbitre Matteo Trefoloni et l'inspecteur du bureau des enquêtes. Verone est connue pour ce genre de problèmes très grave, pour les ultra qui ne veulent pas changer leurs habitudes. Elle a déjà payé cher avec les portes de l'arène fermées. Ce ne sont qu'une minorité mais en début de saison, on avait parlé de tolérance zéro pour la discrimination. Même les règlements de la Fifa et de l'Uefa imposent des sanctions sévères, très sévères.
Ces dernières années on a assité aux mêmes cas avec Vieira - Mihajlovic, Aragones - Henry ou encore Samuel Eto'o et les cris de singe. Une liste sans fin. En Espagne, Richard Morales voulait abandonner le terrain après des insultes reçues des supporters de Getafe. "Les autorités parlent mais les actions sont nulles. Quelques compétitions sont interrompues mais le mal continue." "Il faut lutter, je ne veux pas que mes enfants viennent au stade." Jean Alain Boumsong est le papa d'un petit Camron, 4 ans et de Carlie Yohanna, née le 2 octobre passé. A Turin, il se sent bien, l'Italie lui plaît mais dans les stades, il affirme qu'il y a une concentration de racistes. "On ne peut pas s'habituer à des gestes d'incivilité. Nous devons lutter pour éviter d'autres situations de ce genre."
Boum-Boum qui combat le buu-buu. Dans son histoire, en effet, il continue d'affronter la difficulté, avec des barrières à dépasser, des préjugés à abattre. "Après le licenciement de mon père à Douala au Cameroun, ma mère a décidé de nous faire venir en France, moi et mes 5 frères. Vu les problèmes, mon entrée dans le monde des adultes a été rapide. J'avais des doutes, j'avais de l'espoir dans le système français avec les assistances sociales, Emmaus. La mauvaise surprise? Le racisme. Je voulais la nationnalité française parce que la France était devenue ma seconde terre: la France est ma mère, le Cameroun est mon père. Mais si je n'avais pas un statut de sportif..." Il ne pouvait pas.
Verone, regardez-le dans les yeux, soyez un minimum intelligent et tolérant. Excusez vous!
source: Tuttosport
traduc: Miss Lili
