Capobianco, ex-dirigeant, dénonce les pratiques de Moggi
L'ex-dirigeant de la Juventus, Capobianco, a accordé une interivew au quotidien "La Repubblica", concernant l'affaire calciopoli: "Tout ce que je vais dire est documenté et démontrable." Il a travaillé à la Juventus de 1985 à 2005, et a fait des révélations importantes concernant la gestion de Moggi. "C'est seulement en 2005 que j'ai pris connaissance d'au moins 4 cas dans lesquels la Juve a fait parvenir des biens de grandes valeurs à 2 arbitres italiens, un espion de la Figc et un membre de la Covisoc, qui vérifie les comptes les clubs."
Pourquoi je ne parle que maintenant? "Parce qu'avant Calciopoli, ce que je voyais n'étaient que des fragments d'une affaire. C'est seulement maintenant que je me rends compte comment Moggi et Giraudo ont anéanti une société. Ils l'ont fait avec la complicité des arbitres, des journalistes, des institutions."
Il donne ensuite des exemples: "En juillet 2003, Giraudo a fortement voulu la Semana, société qui participe à 30% dans la Juve. A travers la Semana, Giraudo et Moggi, en violant la loi Pisanu, finançaient indirectement les tribunes des supporters (chorégraphie, banderoles, etc). Semana est toujours opérative, Giraudo détient toujours 2% de la Juve, et cela fait de lui un des principaux actionnaires. Aujourd'hui c'est Secco qui détient tout, alors que dans le passé il ne disait jamais un mot sans l'accord de Moggi."
Des cadeaux en échange de faveurs: "En dix ans, j'ai vu entrer des centaines et des centaines d'horloges des marques les plus prestigieuses: Le Coltre, Franck Muller, Cartier, Perregaux, Bulgarie. La destination de ces objets, à part les horloges qui terminaient dans les mains des journalistes amis, a été gardée secrète par Giraudo et Moggi qui tenait la comptabilité."
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Suite à l'interview de Monsieur Capobianco publiée dans le quotidien "La Repubblica", la Juventus a répondu par l'intermédiaire d'un communiqué de presse, dans lequel la société souligne qu'elle entend bien s'expliquer avec l'ex-dirigeant devant les bureaux appropriés.
La Juventus a également précisé qu'elle avait une entière confiance vis-à-vis de la structure organisatrice qui a vu le jour au mois de novembre dernier. Une structure qui a "toutes les aptitudes pour consentir une gestion correcte et professionnelle de la société et pour porter à bien le plan de développement approuvé par le Conseil d'Administration".
Merci à juventus-fr