Trézéguet confie son amertume
David Trezeguet, l'attaquant international français de la Juventus Turin laissé de côté cette saison par Raymond Domenech, a confié à L'Equipe de mardi son amertume quant à sa situation avec les Bleus. Même s'il espére être retenu pour les deux prochains matches, contre l'Ukraine, le 2 juin, et la Géorgie, le 6, il 'en oublie pas moins la difficile période qu'il vient de vivre.
A la question de savoir s'il était désormais opérationnel pour les Bleus, maintenant que la Juve est quasiment assurée de retrouver la Serie A, sa réponse a fusé. «Mais je l'ai toujours été ! Raymond Domenech a fait le choix de ne plus nous appeler (avec Boumsong et Zebina) tant que le club n'était pas assuré de retrouver la Serie A. C'est clair qu'on n'a pas trop apprécié cette décision, que ce soit moi, le club ou Didier (Deschamps). Même si nous sommes appelés pour les deux prochains matches, on ne pourra pas oublier ce qui s'est passé. Par rapport au discours qu'il a tenu cet été, Domenech a changé d'avis. Ce fut le plus dur à accepter». Et s'il n'est pas retenu ? «Je pars en vacances avec ma famille pour me vider la tête et penser à la saison prochaine. Cela ne remettra pas en cause mon attachement à l'équipe de France».
Concernant son avenir un club, il l'imagine volontiers à Turin. «Cela fait sept ans que je suis à la Juve. J'y ai tout connu, mais l'ambition demeure toujours la même : remporter le championnat et la Ligue des champions. J'ai connu une année galère, c'est vrai. Maintenant, j'ai envie de faire partie d'une nouvelle vague. Je suis fier de faire partie de ce club qui a une histoire. Dans ma tête, j'espère rester ici». Mais il affirme ne pas avoir toutes les cartes en main. «Il n'y a pas que moi qui décidé. Une fois la certitude de la montée en Serie A acquise, ce sera à nos dirigeants d'agir, de clarifier la situation par rapport aux joueurs, à l'entraîneur, aux supporters et à tout ce qu'il y a autour. Pour la saison prochaine, la Juve se doit d'avoir l'ambition de figurer dans les trois premiers. Même si cela peut sembler difficile».
Merci à Nawel