Trezegol veut rester (déclaration sur Juve Channel)
Sur Juventus Channel, le canal de la société bianconera, David Trézéguet témoigne les espoirs des dirigeants. Si le Président Giovanni Cobolli Gigli et l'administrateur délégué Jean-Claude Blanc parlent d'équipe compétitive mais pas encore prête pour vaincre les tenants en titre, l'attaquant français n'a cessé d'affirmer le futur de la Juve qu'il voulait: "J'espère rester parce qu'à la Juve, je me sens bien et je suis attaché à ce maillot. Cependant, je voudrais jouer dans une équipe qui pourra lutter très vite l'an prochain pour le scudetto. Tout comme les autres le pensent: nous avons réussi à nous imposer pour revenir en série A, maintenant à nos responsables d'assurer le mercato." Une phrase directe et d'un ton décidé. Répétée une, deux, trois fois. D'un côté, il y a la société qui a un programme, de l'autre les champions (Trézéguet, Buffon, Camoranesi) qui pensent d'une manière différente.
David Trézéguet, de toute façon, est disponible. Il répond aux questions des tifosi sans se cacher, ne cesse de les remercier. Il répond à une question qui lui demande ce qu'il pense de Huntelaar, peut être rangé à ses côtés avec Del Piero plus en retrait. Il répond avec un sourire de circonstance: "Tout le monde parle de lui en bien, il s'agit d'un des jeunes les plus forts d'Europe. Oui, il peut être fait pour nous. Je peux lui conseiller que le maillot bianconero est un des plus prestigieux au monde. En attendant de savoir ce que me réserve le futur, je garde en tête qu'à Turin, j'ai passé les 5 années les plus belles de ma vie de footballeur. Le souvenir le plus beau? Le scudetto du 5 mai: lorsque tout semblait perdu, il est arrivé la dernière journée. J'ai réalisé beaucoup de buts. Le plus inoubliable fut celui à San Siro: 1-0 pour nous, et nous avons gagné le scudetto. La confirmation que le Milan reste un de nos plus grands rivaux."
"Même la série B de cette année a eu un effet positif. Les jeunes et les moins jeunes ont formé un groupe uni. J'ai de suite en tête l'embrassade avec Giovinco. Le championnat B est long et difficile, très exténuant. Et au niveau psychologique, j'ai souffert plus que les autres. Cependant, je n'ai jamais manqué d'engagement." Une question finie, une autre arrive. Il veut répondre à toutes: "Je crois avoir laissé ma marque dans l'histoire de la société, comme d'autres français avant moi, des joueurs hors classe, uniques. Je me réfère à Michel Platini et Zinédine Zidane."
Il adore le tennis, considère Buenos Aires comme la ville la plus belle au monde, mais ne pense pas pour l'instant s'en aller jouer en Argentine: "Je resterai en Europe, puis je verrai. A noël, j'ai passé mes vacances à Buenos Aires, et j'ai même dîné avec Maradona. Le grand Diego m'a demandé si je prenais en considération la possibilité de jouer dans le championnat argentin. Je lui ai répondu que dans le futur je le ferai mais pour l'instant, pas vraiment. Comment je passe mon temps libre? Avec ma famille et mes amis. J'en ai peu mais le lien est très fort. Puis je joue quelque fois au tennis, mon passe-temps préféré. Lorsque j'étais à Montecarlo, je suivais cette discipline avec beaucoup d'intérêts." Concernant la loge de Trézéguet avec sa maman devenue une tifo mythique: "Ma maman Beatriz est devenue très connue. C'est un point très important. Il suffit de lever le regard et tu la vois, plus dynamique et bruyante que jamais, pour me soutenir ainsi que la Juventus." Beaucoup de demandes se ressemblent pour le français: "Reste avec nous, ne t'en va pas. Qu'as tu décidé pour ton futur?" Les champions demandent de pouvoir lutter alors que les dirigeants admettent que cela n'est pas possible. Concernant son futur, rien n'est joué. Le français veut rester, c'est maintenant aux dirigeants de se bouger.
source: Tuttosport
traduc: Miss Lili