C'est papa Jorge qui négocie
David Trézéguet salue puis s'en va. Camoranesi ne participe même pas à la parade pour la promotion et son agent menace de le faire partir de la Juve. Mais dans les négociations, il semble ne pas y avoir assez de confiance pour prolonger le contrat. On en arrive à la rupture. Certains messages sont stratégiques pour obtenir de meilleurs conditions. Les deux cas sont économiques. Chacun, avant de s'asseoir autour de la table, affine ses armes, mais souvent on finit par trouver un accord. Aujourd'hui et demain, il y aura de nouvelles rencontres: on travaille pour réduire les accorchages. Jean-Claude Blanc est absent mais Secco tiendra le dialogue pour les deux.
Sergio Fortunato, agent de Camoranesi a déclaré: "J'ai rencontré Secco vendredi et il m'a dit qu'après avoir parlé avec Blanc, nous nous reverrions vite car jeudi je retrouve en Argentine. S'ils me confirment que l'offre est toujours la même, je devrais me bouger pour trouver une autre équipe à Mauro, parce qu'avec ce contrat, il ne peut pas rester à Turin." Camoranesi est lié à la Juve jusqu'en 2009 pour 2,6M d'euros par saison: la société lui a proposé de prolonger jusqu'en 2010 pour 3M d'euros, mais il en demande 3,4M d'euros. "J'ai reçu des demandes d'équipes italiennes et espagnoles, même s'il préfèrerait rester en Italie. L'été passé, il avait attiré l'Inter mais depuis, nous n'avons pas eu de contacts. La Roma? Nous espérons que Mauro s'y plaira." On parle également du Milan mais Fortunato ne confirme pas. Il reconnaît seulement "qu'une de ces trois équipes pourrait acheter le joueur". Pardoxalement, avec Trézéguet il s'agit également d'argent, mais d'une baisse de salaire.
Demain, ce devrait être le tour de Trézéguet. David ne sera pas là, il a été vu à Tokio, mais la direction tentera de trouver un accord avec son père Jorge. La situation risque de trainer. Il y a peu d'équipes capable de payer un salaire de 4,5M d'euros. Les hypothèses arrivent d'Espagne. On connait les offres de Valence, du real Madrid, de Barcelone, qui cependant reste pris par l'hypothèse Henry. C'est une véritable guerre des nerfs entre Trézéguet et les dirigeants. L'attaquant d'un côté, menace de s'en aller, de l'autre déclare vouloir respecter son contrat, en sachant que la société risque de le perdre à taux zéro. Ranieir aimerait qu'il reste à Turin. Il étudie une nouvelle proposition, et tente de convaincre le français.
source: Gazzetta
traduc: Miss Lili