Un dialogue de sourd
Il n'était jamais arrivé à un joueur de la Juventus d'envoyer un message depuis le terrain, comme celui transmis par David Trézéguet après le but contre Spezia. Un signal de rupture, quelque chose qui désoriente le final de la saison bianconera. A sa sortie, le joueur embrasse tout le banc pour inverser la tendance. L'attaquant a directement pris l'avion pour la mer d'Acapulco, le charme du Mexique. Pourtant on parle d'un nouveau contrat tous les jours. Hier, une amie des Trézéguet, Patrizia Pighini s'est exprimé au micro de la radio: "Il a encore une année de contrat, jusqu'en 2008 et entend le respecter. Il est déçu de ce qu'on lui a dit: on prolonge, on prolonge, puis on s'assit et rien ne se fait. David ne veut rien d'autre que de respecter son contrat."
La Juve lui propose de prolonger jusqu'en 2011 pour 3M d'euros par an, maximum 3,5M d'euros. Le français, qui en gagne actuellement 4,5M d'euros ne veut rien savoir. La Juve a encaissé les gestes et cherche à aller de l'avant: ce serait mieux d'investir sur des attaquants plus jeunes. L'unique crainte serait que Trézéguet trouve un accord avec un autre club et décide de rester dans le club jusqu'à partir à coût zéro. Nous sommes en pleine guerre stratégique. Une partie de poker où personne n'est encore à découvert. Un dialogue de sourd dans lequel les déclarations de Blanc durant la conférence de presse n'ont rien arrangé. Secco cherche une alternative. Il entend survoler l'incident diplomatique de dimanche après-midi. Il pourrait augmenter l'offre, tactique pour ne pas perdre l'auteur des 140 buts sous le maillot bianconero. Bataille psychologique plus qu'autre chose, en attendant les offres. L'Inter en tout cas est dans le coin.
source: Tuttosport
traduc: Miss Lili