Trézéguet: le plus beau reste à venir
Champagne pour trinquer le contrat. Lundi soir vers 23h30, Trézéguet était un homme satisfait, avec autour de lui son habituelle troupe. Hier matin, il est passé à Montecarlo prendre sa femme et son fils pour partir vers la Martinique.
Trézéguet, c'est une surprise. Personne ne pensait qu'un changement de situation serait possible?
"J'ai la Juve dans le coeur et je voulais continuer. A un certain point, les conditions n'étaient pas là pour aller de l'avant, mais l'histoire continue, et je suis un homme heureux, très heureux. Parce que je ne voudrai jamais plus m'en aller d'ici."
Lundi soir, votre père négociait. Le mérite lui revient aussi puisque tout s'est bien terminé?
"Il a sûrement plus souffert que moi. Ca a commencé lorsque je suis resté en série B, pour arriver jusqu'à cette négociation délicate. Je suis content qu'on ait trouvé un point d'accord."
Essayait il de ne pas rester bloquer sur certaines positions?
"Tous avons fait un pas en arrière. De mon côté, je l'ai fais avec grand plaisir parce que je tenais à rester pour continuer mon histoire."
Qu'est ce qui vous a convaincu?
"Le projet ambitieux qui m'a été exposé. Des joueurs importants sont restés, d'autres d'un certain niveau sont arrivés. Il y a tout pour bien faire."
Du point de vue économique, peut être ont ils gagné?
"Nous avons trouvé le juste milieu entre la demande et l'offre. Je me suis adaptée. Mais ce qui m'interessait était de comprendre jusqu'à quel point la Juve voulait poser des bases solides pour son futur. Maintenant je suis plus tranquille."
Pourquoi Buffon accepte-t-il de rester sans Ligue des Champions?
"Nous pouvons gagner le championnat rapidement. Ce sera difficile, mais pas impossible si nous trouvons rapidement les motivations. Le championnat sera notre Ligue des Champions. Il y aura un groupe de joueurs motivés."
Ranieri a-t-il influencé votre choix?
"Il m'a appelé pour dire qu'il était content. C'est étrange, l'histoire se répète avec Capello. Pour moi, être au centre de l'attention et avoir la confiance de l'entraîneur est important. L'estime des tifosi et des copains ne m'a jamais manqué. Il y a eu des processions dans les vestiaires pour me demander de ne pas les laisser maintenant, vu que nous sommes de nouveau en A. Même Deschamps s'était battu pour que je reste."
Vous vous êtes repenti du geste effectué face à Spezia?
"Ca a été une réaction instinctive, dictée par la déception des derniers jours. J'étais hors de moi, il me semblait impossible de ne pas réussir à trouver un accord avec la société après 7 années superbes. J'ai toujours eu du respect pour les dirigeants, je ne voulais offenser personne. Toutefois, je ne sentais plus la même confiance. Mais maintenant le pire est passé et je regarde vers l'avant."
Ensuite que s'est il passé?
"Avant tout, je suis parti en vacances car j'avais besoin de décharger la tension du championnat et du contrat. Nous avons tous réfléchi, mon père me tenait informé des rencontres avec les dirigeants. Maintenant j'ai un beau rapport au niveau humain avec la société. Cobolli Gigli et Blanc m'ont dis qu'ils étaient très contents de ma signature. J'ai répondu que je l'étais plus qu'eux."
Ca a été une bataille?
"Il y a eu des instants de tension, jamais de conflits réellement."
Ils disent qu'il n'y avait pas d'autres offres importantes. C'est vrai?
"De l'étranger j'en avais. Mais je n'étais pas convaincu car la Juve était mon premier choix et j'espérais que quelque chose changerait. Il était normal que je regarde autour après le match face à Spezia."
Maman Beatriz est prête à accrocher une autre banderole en tribune?
" Avant de signer, j'ai demandé s'ils avaient déjà donné la loge de mes parents à l'Olimpico. Maman est heureuse, elle voulait que je reste. Ainsi comme toute ma famille, on se trouve très bien à Turin."
Maintenant, la Juve c'est pour toujours?
"J'ai 29 ans et quatre ans de contrat. J'ai déjà vécu 7 saisons magnifiques, je peux arriver à 11 et entrer dans l'histoire de la société. A l'étranger, il est plus difficile de durer dans le même club."
Maintenant, que visez vous?
"Je rêve du nombre 200. Je suis à 5 buts de faire 100 en championnat. Je crois avoir mérité le respect durant tant d'années. Le plus beau reste à venir."
Vous avez déjà oublié la B?
"Vous n'imaginez pas combien la rétrogradation peut servir à créer un groupe uni et solide."
Connaissez vous Iaquinta?
"Il est bon, mais je lui expliquerai que le plus difficile doit encore arriver. La Juve donne beaucoup mais demande aussi beaucoup. Il ne sait pas quelle pression l'attend."
Maintenant, Domenech doit vous rappeler. Avez vous confiance?
"Etant retourné au niveau normal, je pense revenir en nationale. Cependant, il est imprévisible."
Henry a fait un choix opposé.
"Après 8 ans à Arsenal, c'était le moment de gagner des choses importantes dans un club européen prestigieux. Barcelone sera une superbe équipe."
source: La Stampa
traduc: Miss Lili