Trézéguet espère être convoqué contre la Slovaquie
David Trézéguet a accordé une interview au journal La Stampa. Voici ses propos.
David Trézéguet, Domenech a signalé les habitudes italiennes douteuses autour de l'arbitrage.
"Oui j'ai lu ça. Ca me gêne beaucoup. C'est une honte! En parlant ainsi, Domenech a fait du mal à la France et surtout au football."
En vérité, la FFF a pris ses distances avec lui, Platini également.
"C'était le minimum à faire."
Et il ne vous apprécie pas beaucoup.
"J'ai disputé trois mondiaux et 2 Euros. Je ne pense pas avoir manqué un jour de respect à quelqu'un."
Et lui?
"Il parle ainsi, il parle beaucoup. Il ne m'a pas convoqué depuis février, après le France 0-1 Argentine. Il y a eu l'histoire de la série B. Le 22 août, nous jouons contre la Slovaquie et là, je suis de retour en série A."
Justement, comment imaginez vous que cela va se passer?
"Ben, s'il m'appelle, c'est bien, autrement, j'attendrai."
Vous n'avez jamais pensé vous retirer comme Totti et Nesta?
"A 30 ans, ce serait dommage. Le physique répond et puis, il y a l'Euro 2008."
Maintenant, parlons de Moggi. Selon lui, cette Juve arrivera 5ème.
"Je crois en le scudetto. Disons plutôt que je l'espère. Je suis optimiste, même très. Sur le papier, l'Inter et le Milan ont quelque chose en plus. Sur le papier uniquement. Nous sommes compétitifs, et après tout ce que nous avons vécu, nous voulons rêver."
Ne craignez vous pas que ce résultat face à la Roma devienne dangereux pour vous?
"Au contraire. C'est le résultat dont nous avions besoin. Les anciens, ainsi que les nouveaux. On a le moral et la bonne mentalité. En attaque, nous nous sommes débloqués."
Cependant en Angleterre et à Hambourg...
"Nous avions les jambes lourdes et les anglais et allemands en ont profité. A Cesena, j'ai vu pour la première fois une Juve qui me plaisait."
Du 4-3-3 au 4-4-2: Ranieri a corrigé.
"Que voulez vous, le 4-4-2, on l'a dans le sang."
Comment ça se passe avec Iaquinta?
"Nous nous cherchons. Il est arrivé à la Juve uniquement pour gagner. Pour cela, je me suis permis de lui suggérer quelques conseils."
Quel est le partenaire le plus fou que vous ayez eu?
"Ibrahimovic. Parfois il nous dribblait alors qu'on était ses potes. Ca n'a pas été facile de le comprendre mais croyez moi que ça en vaut la peine. Je lui ai dit: Ibra, continue ainsi, ne change pas."
Et les entraîneurs?
"A Monaco, j'ai découvert Tigana, également Giresse, Fernandez, Platini. Aussi Puel, un peu Ancelotti. Dans ce temps là, les titulaires étaient Del Piero et Inzaghi. En fin de saison, il m'a fait confiance. J'ai réussi également à convaincre Lippi. Le meilleur de tous. Personne ne sait aussi bien stimuler les joueurs. Il y a eu également Capello. Il m'a convaincu de ne pas partir et je suis resté à la Juve. J'étais tout prêt de Barcelone, il m'a téléphoné et j'ai changé d'avis."
Deschamps?
"Il devait nous ramener en série A. C'est mission accomplie. Il avait créé un beau groupe. De français à français, je n'ai eu aucun privilège."
Ranieri?
"Il adore parler, c'est un citadin du monde."
Qu'avez vous dit à Nocerino?
"Je lui ai dis qu'il était un jeune homme avec un tempérament et de grandes qualités. Dans le passé, la Juve prenait des joueurs tout faits: Emerson, Vieira. Aujourd'hui on recrute des jeunes avec de beaux espoirs. Ils sont humbles et très déterminés."
Les tifosi?
"Je ne les avais jamais senti aussi proches. Déjà à Pinzolo, c'était presque une armée. Ils viennent pour l'équipe."
Vous avez encore confiance en la société?
"Il y a un peu plus d'un an que le calciopoli s'est passé, ils ont travaillé. Ce n'était pas simple d'en sortir "vivant"."
Parlons du derby.
"Je suis content. Malgré tout le respect que j'ai pour Toro, c'est un autre défi que nous attendons."
Celui contre l'Inter?
"Déjà oui. La Juve ne pense qu'à une chose: battre l'Inter."
C'est votre souhait.
"Nous l'espérons. Je le répète, ce ne sera pas toujours facile mais cette Juve peut aller loin."
Vous avez choisi votre père comme agent, pourquoi?
"Nous faisons tout en famille. Papa est mon agent, Maman la chef et mes amis soignent mon image. J'ai reçu plusieurs offres et des pressions pour changer d'agent, mais je me suis dis, pourquoi faire?"
Votre plus beau but?
"Celui que j'ai marqué contre Verone. Il y avait le gardien et les défenseurs et j'ai su trouvé un angle pas croyable, 90°. Ca s'est terminé sur un 2-2. Camoranesi jouait avec Verone."
Le but le plus important?
"Contre le Real en Ligue des Champions, ainsi que contre le Milan à Siro le 8 mai 2005. Et naturellement, le but en or en finale de l'Euro, contre vous, l'Italie."
Votre modèle?
"Batistuta."
Vous êtes restés par amour, pour l'argent ou pour d'autres alternatives?
"Je suis arrivé en 2000. C'est la huitième saison. Je n'ajouterai rien de plus."
Vous n'avez pas répondu.
"Pour moi, si."
Que pensez vous de Materazzi?
"Je n'ai jamais eu de problèmes avec Marco. Même si j'ai une soeur..."
source: La Stampa
traduc: Miss Lili