Déclaration de Domenech après la blessure de Trézéguet

Publié le par Trézégirl

Très attendu suite à la convocation surprise de Franck Jurietti, Raymond Domenech a profité du premier point presse de cette semaine à Clairefontaine pour expliquer son choix. Le sélectionneur est également revenu sur la blessure de David Trezeguet et sur la Suisse, le prochain adversaire des Bleus.

Raymond Domenech, commençons par la convocation surprise de Franck Jurietti…
C’est à l’heure actuelle celui qui offre le plus de garanties défensives au poste d’arrière gauche. Et il est en forme avec son club de Bordeaux.

Peut-on parler d’une prime à la maturité pour ce joueur de 30 ans ?
Je ne savais même pas son âge. Et ce n’est pas un problème pour moi. Ce qui compte, c’est la forme, l’état, l’envie… Il est actuellement dans un club qui marche bien et ses qualités défensives sont intéressantes. Il me fallait quelqu’un et c’est lui qui était le plus près. Je ne fais aucune différence avec l’âge et il y a seulement des résultats à obtenir.

Comprenez-vous la surprise qui entoure sa sélection ?
Vous devriez me féliciter car grâce à moi, vous avez quelque chose à dire. Cela prouve en tout cas que la porte reste ouverte. Il y a des joueurs qui se hissent petit à petit et qui se rapprochent de la sélection. Ceux qui s’accrochent ont une chance. Ceux qui abandonnent n’en ont plus.

« Les blessures de Henry et Trezeguet ? Un coup dur »

Comptez-vous également remplacer David Trezeguet ?
Pour le moment, non. J’ai encore quelques attaquants sous la main. Pas beaucoup et je me méfie mais il en reste. J’avais pris vingt et un joueurs dans l’optique de ce genre de souci. Maintenant, je n’avais pas anticipé ces blessures et je ne voulais pas être pessimiste. Mais cela fait partie de la vie d’un sélectionneur.

Drôle de début de stage en tout cas avec ces blessures…
On me demandait il y a un mois comment j’allais choisir parmi tous mes attaquants. J’avais prévenu qu’il restait du temps avant ce rassemblement. Mais j’aurais mieux fait de me taire. Maintenant, tout cela ne m’a pas empêché de bien dormir.

Cette blessure de Trezeguet est-elle un coup dur ?
Au même titre que celle de Thierry Henry oui. Ce sont des attaquants de haut niveau et leur absence est un coup dur. Pour être performante, l’équipe de France doit disposer de ses meilleurs joueurs. Ils sont blessés et les meilleurs possibles seront sur le terrain.

« On peut presque considérer ce déplacement en Suisse comme une finale »

Comment faire sans cette paire de buteurs ?
On trouvera des solutions. C’est déjà arrivé de voir l’équipe de France sans Henry et Trezeguet.

Avez-vous davantage de certitudes après la victoire en Irlande ?
La seule certitude, c’est qu’on s’est approché de la qualification et on peut presque considérer ce déplacement en Suisse comme une finale. Un résultat là-bas peut nous emmener au Mondial et un autre nous éliminer. Tout ce qu’on a fait avant avait pour but d’arriver à cette situation. Et on y est.

Un mot sur cette équipe de Suisse ?
Je la connais bien. C’est une formation de qualité avec de bons joueurs qui évoluent en France, en Allemagne ou encore en Italie. On les a vus au match aller et leur effectif est assez stable. On se méfie beaucoup d’eux car ils sont capables de nous endormir et de nous piéger. Le football suisse a fait de gros progrès en dix ans alors méfiance.

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Publié dans News => France

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