Domenech et «l'odeur du sang»
Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, a entamé sa conférence de presse précédant France - Serbie d'une courte tirade exaspérée pour dire qu'il «n'avait pas l'intention de débattre de (son) sort». «Il y a du monde aujourd'hui. Ah oui, c'est vrai. L'odeur du sang vous intéresse, a-t-il entamé en s'asseyant sur sa chaise. Ce n'est même pas du premier degré, c'est du deuxième degré. Non, c'est l'inverse... (Il reprend) Je suis content d'une seule chose : les lois d'exception et la guillotine n'existent plus. Sinon, certains se feraient un malin plaisir de me mettre sur l'échafaud. Je n'ai tué personne. Si j'avais tué quelqu'un, je serais peut-être mieux servi. J'aurais eu des circonstances atténuantes.»
Durant sa conférence, il a globalement tenu sa promesse de ne pas aborder le sujet, malgré plusieurs relances dans l'axe de la salle de presse. Mais il n'a pas pu réfréner une tension intérieure visiblement innommable. Les informations de L'Equipe sur la façon dont le conseil fédéral l'a maintenu ? «Les joueurs s'en foutent royalement. Ce n'est pas notre problème.» Les fuites du conseil fédéral ne l'étonne guère : « Si ça datait d'aujourd'hui, ça pourrait me surprendre, mais ça fait dix ans que ça dure. » Par contre, qu'il soit amené à capter tous les regards mercredi le désole. «C'est dommage. J'espère que le regard de spectateurs sera plus orienté sur le terrain que sur le banc, où il n'y a strictement rien à voir.»
Pour le sélectionneur, le groupe vit bien malgré toutes ses tensions. « Ce n'est jamais anodin ce qui se passe à l'extérieur, mais dans les périodes où l'équipe de France avait des résultats, le climat d'aujourd'hui était là. C'est bon signe à la limite. » «On va essayer de gagner contre la Serbie. Si on ne gagne pas, il se passera ce qu'il se passera.» Le capitaine des Bleus, Thierry Henry, a accueilli avec un certain scepticisme l'idée que la rencontre de mercredi pouvait être la dernière de Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France. «Le coach ? Je ne sais pas, franchement. C'est pour le football français et pour l'équipe de France qu'il faut gagner, et ne pas faire une fixation pour le coach.»
Durant sa conférence, il a globalement tenu sa promesse de ne pas aborder le sujet, malgré plusieurs relances dans l'axe de la salle de presse. Mais il n'a pas pu réfréner une tension intérieure visiblement innommable. Les informations de L'Equipe sur la façon dont le conseil fédéral l'a maintenu ? «Les joueurs s'en foutent royalement. Ce n'est pas notre problème.» Les fuites du conseil fédéral ne l'étonne guère : « Si ça datait d'aujourd'hui, ça pourrait me surprendre, mais ça fait dix ans que ça dure. » Par contre, qu'il soit amené à capter tous les regards mercredi le désole. «C'est dommage. J'espère que le regard de spectateurs sera plus orienté sur le terrain que sur le banc, où il n'y a strictement rien à voir.»
Pour le sélectionneur, le groupe vit bien malgré toutes ses tensions. « Ce n'est jamais anodin ce qui se passe à l'extérieur, mais dans les périodes où l'équipe de France avait des résultats, le climat d'aujourd'hui était là. C'est bon signe à la limite. » «On va essayer de gagner contre la Serbie. Si on ne gagne pas, il se passera ce qu'il se passera.» Le capitaine des Bleus, Thierry Henry, a accueilli avec un certain scepticisme l'idée que la rencontre de mercredi pouvait être la dernière de Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France. «Le coach ? Je ne sais pas, franchement. C'est pour le football français et pour l'équipe de France qu'il faut gagner, et ne pas faire une fixation pour le coach.»
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