Etre ou ne pas être
Vendredi, les Bleus ont découvert leur nouveau terrain d’entraînement. A Hamel, 22 Bleus en tenues blanches ont commencé à travailler en vue de Suisse-France. 22 car si Sidney Govou était bien présent, Florent Malouda, lui était resté à l’hôtel avec un des kinés de la sélection. Officiellement, rien de grave, juste une mesure de sécurité. Au bout d’une demi-heure, les médias étaient invités comme de coutume à quitter l’enceinte bucolique du Weserbergland-Stadion. Les choses sérieuses pouvaient commencer. Au programme, du physique, bien sûr, mais plus sûrement du travail tactique.
Si les enseignements des matchs de préparation sont plutôt positifs pour Raymond Domenech, les trois confrontations face au Mexique, au Danemark et la Chine ont laissé apparaître un manque cruel sur le côté droit du milieu de terrain. Et si Claude Makelele a martelé en conférence de presse vendredi que son pote Patrick Vieira était indispensable à l’équipe de France, il demeure que le problème reste entier. Déjà encline à jouer à gauche, la sélection bascule encore plus du fait de la présence – efficace - d’Abidal et Malouda sur le flanc gauche.
Malgré le bon travail de Sagnol, à droite, l’équipe de France pêche. De quoi entraîner des interrogations au sein des Bleus. Dès leur arrivée à l’hôtel, Raymond Domenech a pu discuter de ces problèmes tactiques avec certains cadres, dont le capitaine Zinédine Zidane. Le sujet ? Trouver la meilleure organisation possible au milieu. Reste que la tactique est une chose, l’envie en est une autre et Patrick Vieira, malgré un physique satisfaisant après une saison gâchée par une pubalgie, est pour beaucoup sur un siège éjectable. Dans l’axe, Makelele est indéboulonnable. Malouda a su s’adapter dans son rôle de milieu gauche défensif. Vieira, lui, semble transparent à droite : nerveux, maladroit et sans apport offensif, est-il adapté à ce système ?
C’est la question que se poseront les Bleus ces prochains jours. On peut difficilement mettre de côté le vice-capitaine français. Cependant, comme l’a répété Domenech, c’est à 23 que cela se gagnera. Et dans ces 23 là, Vikash Dhorasoo a le profil pour évoluer dans ce trident défensif sur un côté : « Ce n’est jamais un sacrifice de jouer pour l’équipe de France, a expliqué le Parisien. Au milieu de terrain, ça ne me dérange pas de bouger. » Remplacer Vieira ou le relancer d’une manière ou d’une autre : telle est la question… Il reste un peu moins de quatre jours pour solutionner tout cela.
