L'heure est à la préparation du match face à l'Italie

Une finale de Coupe du monde, ça n'arrive pas tous les jours. Un titre de champion du monde, encore moins. Tel est le message que les Bleus ont voulu faire passer après la victoire face au Portugal. Alors que l'on s'attendait à une explosion de joie, les hommes de Domenech sont restés mesurés, voire sérieux. Il y avait presque de la retenue dans les étreintes. Seuls Thuram et Sagnol ont versé quelques larmes, trahissant une forte émotion. Les Français ont toutefois pris le temps de savourer la communion désormais parfaite avec leurs supporters. Patrick Vieira en tête, bientôt suivi par Florent Malouda et Alou Diarra, l'équipe de France est allée à la rencontre du "kop" bleu, calmement. Pas de course effrénée. Joe Dassin et ses "Champs Elysées" les ont tout juste relié à l'hystérie collective qui sévit en France avant que Gloria Gaynor et son "I will survive" ne les renvoie aux plus belles heures de 98.
Mais n'allez pas croire que les Bleus sont blasés. C'est Florent Malouda, le premier, qui a dévoilé la vérité derrière cette joie presque timide. "Il y a eu de la joie. Mais, tout de suite, on a senti que l'important maintenant, c'était de préparer le match contre l'Italie, explique le Lyonnais. On sait que c'est une finale de Coupe du monde mais on veut vraiment la gagner. C'est pour ça qu'on ne veut pas tomber dans l'euphorie. On va savourer. Mais on est vraiment tourné vers la préparation du match contre l'Italie pour tout donner. C'est le dernier de la compétition et il ne faut pas avoir de regrets. On fêtera ça plus tard. On aura le temps".
Les Français étaient sereins, comme ils l'avaient été durant 90 minutes, même dans les moments les plus chauds. "A la fin, sur les deux derniers corners, c'est sûr que la pression est beaucoup plus forte pendant cinq minutes mais on n'a pas paniqué, on est resté sereins, confirme Vieira qui met en avant l'expérience de son équipe. Notre force, c'est que beaucoup de joueurs ont déjà vécu des matches comme ça. A ce moment là du match, on s'est beaucoup encouragé". Seul Thierry Henry, qui a vécu la fin de match sur le banc, avouera avoir tremblé : "Quand je suis sorti avant la fin, c'était plus difficile car tu ne peux plus rien faire. Alors tu te lèves sur quelques occasions". Sinon, rien à signaler. Les Bleus sont restés calmes. Espérons que la fête sera pour plus tard...