Une sanction plutôt lourde
Avec les 3 journées de suspension appliquées à David Trézéguet par le juge sportif, pour geste violent à l'encontre de Santacroce, monte à 11 le nombre de jours de disqualification des joueurs de la Juventus pour violence.
La première sanction a été accordée à Nedved, expulsé en décembre face à Genoa agravé par des protestations: total, 5 journées. Zébina a suivi avec 3 journées lors du match du 16 janvier face à Cesena. Samedi ce fut le tour de l'attaquant français avec 3 journées. Le président Cobolli Gigli a préféré ne pas commenter même s'il est évident que les sanctions prononcées par le juge Giampaolo Tosel sont plutôt lourdes. Déjà samedi, Trézéguet avait expliqué avoir frappé involontairement le joueur de Brescia, dans la tentative de se libérer. Il n'avait pas la volonté de lui faire mal.
Ce n'est pas le cas selon le juge: le comportement du français a été violent et volontaire. "Il est évident dans l'intention du geste que cela n'est pas involontaire". Selon l'évaluation du juge, il manifeste la potentialité d'un coup selon l'ampleur et la rapidité du mouvement du bras en relation avec la zone.
C'est à partir des images de Sky que le juge a reconstitué l'action. Entre les deux footballeurs, il s'est produit un échange de gestes pas orthodoxes (des poussées réciproques) où Trézéguet a frappé en arrière avec le coude dans la face de Santacroce qui est tombé au sol, en y restant quelques minutes dans une attitude de souffrance.
Le juge souligne que l'arbitre ne pouvait pas s'appercevoir de l'action: "l'attention de l'arbitre était tournée vers l'action du jeu qui s'est développée dans une autre direction." Samedi, après l'action, Trézéguet avait été puni d'un carton jaune pour protestation. La Juve pourrait faire appel de cette décision.
La Stampa