Des indiscrétions autour du coup de coude
La défaite de la Juventus sur le terrain neutre de Mantova contre Brescia a connu un épisode qui a échapé à l'arbitre De Marco. Un coup de coude de Trézéguet, qui lui a valu 3 journées de suspension. La télévision a été décisive dans la décision, alors que la Juventus veut lancer un recours.
Trois journées de suspension pour Trézéguet, ainsi en a décidé le juge sportif sur la base de la télévision qui a rendu coupable le français d'un coup porté au défenseur central de Brescia, Santacroce. Trézéguet restera donc arrêté pour les matchs face à Trevise, Triestina et Pescara (le match de Naples étant reporté), pour retourner sur le terrain le 7 avril à Turin contre Albinoleffe. Hier, la Juventus a présenté un recours.
L'épisode mérite toutefois un approfondissement. Il est vrai que Trézéguet s'est rendu coupable d'un geste porté à Santacroce, or le français n'a pas été sanctionné par l'arbitre De Marco pour cela, chose qui exclut donc l'intervention de la vidéo. Selon la reconstruction de l'évènement: De Marco et les siens n'ont pas vu la scène mais après le coup porté, Trézéguet s'est fait entouré par les joueurs de Brescia, ce qui a déclanché une vive discussion. Le carton jaune de Trézéguet est dû aux protestions. En somme, si Trézéguet n'avait pas protesté, il n'y aurait pas eu de traces de l'altercation. Selon le juge sportif, l'action de Trézéguet a été une conduite violente, ce qui n'empeche pas que la Juventus a lancé un recours pour diminuer la sanction. Difficile de dire sur quoi se basera la réclamation. Deuxième indiscrétion: après la sanction démeusurée, la société turinoise n'a pas commenté la décision du juge sportif. Elle a tenu un silence absolu sur son site internet concernant le recours.
Au delà de l'évènement, Santacroce a mis encore plus de crises dans les rapports entre la Juventus et Trézéguet, qui ne s'est toujours pas décidé à prolonger son contrat (4,5 millions d'euros par an) ou bien de s'en aller vers un autre club (Liverpool et Lyon, les plus populaires). Il est possible que cet épisode éloigne encore plus les deux protagonistes. Le français ne semble pas heureux, plutôt nerveux au delà du geste. La société continue à chercher à le retenir, mais selon des sources elle pourrait ouvrir un chemin vers d'autres pistes.
Samedi à Mantova, le président Cobolli Gigli a publiquement applaudi Brescia, notamment pour les 3 buts splendides de Serafini. Il a donné ainsi une belle image de la Juventus, chose qui contraste avec l'action de Trézéguet. La Juventus cherche à revenir en série A tout en gardant une belle image. Toutefois, lorsque l'évènement sera fermé, le comportement de Trézéguet pourrait passer sous la lentille du code ethique du club. En somme, il pourrait se voir infliger une amende.
Corriere dello sport

